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30/11/2012 08:52 EST | Actualisé 30/01/2013 05:12 EST

Ralentissement de la croissance au Canada

Le produit intérieur brut (PIB) réel a augmenté au Canada de 0,1 % lors du troisième trimestre par rapport au trimestre précédent. Cette progression est inférieure à celle de 0,4 % qui avait été observée au deuxième trimestre.

Le rythme de croissance plus lent s'explique par le recul des exportations et des investissements des entreprises, note Statistique Canada.

« La faible croissance du troisième trimestre meten évidence les nombreuses difficultés qui entravent actuellementl'économie canadienne. Dans ces conditions, il estévident que les autorités monétaires canadiennes devrontmaintenir le statu quo au chapitre des taux directeurs pourencore longtemps », affirme l'économiste principal chez Desjardins, Benoit Durocher.

Exprimé en taux annualisé, le PIB réel a augmenté de 0,6 % au troisième trimestre. Les économistes tablaient sur une croissance plus élevée à 0,8 %. À titre de comparaison, le PIB réel américain a augmenté de 2,7 % durant cette période.

Le ralentissement s'est répercuté sur le dollar qui perdrait 11 centièmes de cents américains à 100,62 ¢ vendredi matin.

Exportations à la baisse, dépenses des ménages à la hausse

Les exportations ont diminué de 2 % au troisième trimestre. Il s'agit de la baisse la plus marquée depuis le deuxième trimestre de 2009. Ce recul est surtout imputable aux produits énergétiques (-6,4 %) et aux biens de consommation (-3,7 %).

Les importations ont augmenté de 0,4 %, ce qui représente une quatrième hausse trimestrielle de suite.

Les investissements des entreprises dans les logements ont diminué de 0,9 %. Par contre, les activités de rénovation (+0,9 %) ont connu une reprise et la construction de logements neufs a progressé de 1,6 %.

Les dépenses des ménages enregistrent la plus forte hausse jusqu'à présent en 2012. Elles ont augmenté de 0,9 %, des dépenses effectuées en achat de véhicules, de meubles et autres biens et services liés au logement.

Emanuella Enemajor, économiste chez CIBC marchés mondiaux, a expliqué que les dépenses des ménages avaient compensé la faiblesse des exportations durant cette période.

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