NOUVELLES

Plus d'infections au VIH en Grèce depuis la récession

30/11/2012 02:36 EST | Actualisé 29/01/2013 05:12 EST

La crise financière frappe de plein fouet la Grèce depuis 2009 et les effets qu'elle entraîne sont parfois insoupçonnés. À mesure que les services aux citoyens diminuent, certains problèmes émergent. Parmi eux, une progression rapide du nombre d'infections au virus du sida.

Le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC) a tiré la sonnette d'alarme vendredi pour avertir les autorités d'agir rapidement pour contrer le phénomène, qui prend de l'ampleur depuis 2011.

La Grèce bénéficie actuellement d'un cas d'infection très bas de 7,4 infections au VIH pour 100 000 personnes. En comparaison, le taux observé en Grande-Bretagne est de 10 pour 100 000. En Estonie, ce ton monte à plus de 27 pour 100 000.

Mais le vent tourne, surtout pour les groupes à risque. Par exemple, 256 nouvelles infections au VIH ont été signalées chez les toxicomanes en 2011 et 314 pour les sept premiers mois de l'année 2012. Auparavant, on ne comptait que de 10 à 15 nouvelles infections par année.

Le centre estime que le système de santé est durement touché par les mesures d'austérité adoptées par la Grèce, ce qui rend plus difficile l'accès aux soins de santé pour les personnes plus démunies.

Le ECDC, dont le directeur doit rencontrer des membres du gouvernement grec, croit qu'Athènes doit agir rapidement pour endiguer la propagation. Un programme de distribution de seringues gratuites, par exemple, et un meilleur système de dépistage sont suggérés.

Le centre rappelle aussi que la prévention, au final, coûtera moins cher aux contribuables grecs que les coûts engendrés par une augmentation du nombre d'infections.

PLUS: