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30/11/2012 10:01 EST | Actualisé 30/01/2013 05:12 EST

La leçon de mathématiques sur le vote du budget

Les hauts cris jetés par les partis d'opposition lors du dépôt du bugdet n'empêcheront pas pour autant son adoption aujourd'hui à l'Assemblée nationale.

Si la Coalition avenir Québec (CAQ) a d'ores et déjà indiqué que ses 19 députés seraient présents en chambre pour rejeter le budget du ministre des Finances, il en va autrement du Parti libéral.

Le chef par intérim du PLQ a déjà indiqué qu'il laisserait passer le budget même s'il le dénonçait. « Nous considérons qu'il serait abusif et irresponsable de déclencher des élections dans les 100 premiers jours suivant une élection », avait déclaré Jean-Marc Fournier dans la foulée de sa critique du budget.

Les députés de l'opposition officielle se livreront donc à un délicat exercice mathématique pour éviter de faire tomber le gouvernement minoritaire du PQ, moins de deux mois après les élections générales et alors que sa course à la direction bat son plein.

Les députés du PLQ qui seront présents en chambre, vraisemblablement les ténors du parti, voteront ainsi contre le budget, mais les libéraux y seront sinon en nombre insuffisant pour faire tomber le gouvernement.

Le whip du PQ devra pour sa part s'assurer notamment de la présence, lors du vote, du ministre de l'Éducation supérieure, Pierre Duchesne, et de Léo Bureau-Blouin, qui se trouvent aujourd'hui à la rencontre du sommet sur l'Éducation. La présence de Daniel Breton, qui a quitté son poste de ministre de l'Environnement jeudi, est incertaine.

Vendredi, pendant la période de questions qui précède le vote, le porte-parole libéral en matière de Finances, Raymond Bachand, a dénoncé le déficit plus élevé que prévu de 3,3 milliards de dollars qui émane du premier budget du gouvernement Marois.

Lors du dépôt du budget, l'ancien ministre des Finances libéral, Raymond Bachand, avait aussi dénoncé l'absence de la nouvelle politique sur les redevances minières promise par le PQ de même que l'absence d'une politique sur le financement des universités et sur le pacte fiscal avec les municipalités.

Le porte-parole de l'opposition pour le Conseil du Trésor, Sam Hamad, a pour sa part déploré que le gouvernement Marois n'ait pas déposé le budget des dépenses. « La question qui se pose et ça le citoyen doit le savoir. Est-ce que c'est son école de quartier qui va être coupée? Est-ce que c'est l'hôpital de sa région qui va être coupé? Est-ce que c'est le pont ou la route? Aujourd'hui, le citoyen n'en sait rien », a déploré Sam Hamad.

De son côté, la CAQ avait dénoncé les hausses de taxes et d'impôts, l'absence de « vision pour relancer l'économie » de même le maintien de la taxe santé. Quant à QS, il avait décrié l'obsession de l'atteinte du déficit zéro et la taxation de la classe moyenne.

Dans les rangs de Québec solidaire, Amir Khadir sera en chambre et il votera contre le budget. La présence de sa collègue Françoise David demeure toutefois incertaine en raison de sa participation à une rencontre dans le cadre du sommet sur l'Éducation.

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