NOUVELLES

Coupe des Confédérations - Le Brésil se met la pression

30/11/2012 04:49 EST | Actualisé 29/01/2013 05:12 EST

Tout juste nommé sélectionneur du Brésil, Luiz Felipe Scolari étrenne ses fonctions avec le tirage au sort samedi à Sao Paulo de la Coupe des Confédérations (15-30 juin 2013), tournoi où il faudra séduire, car le pays du football roi s'est mis la pression pour son Mondial-2014.

"Felipao" connaît son agenda: il a moins de sept mois pour préparer la Coupe des Confédérations et moins de 19 mois pour la Coupe du monde.

L'ancien entraîneur de Chelsea connaît aussi déjà un de ses adversaires en poules pour la Coupe des Confédérations avant même le tirage: l'Italie, finaliste du dernier Euro.

La procédure du tirage au sort, qui a été avalisée vendredi par le comité d'organisation de la compétition, a déjà été dévoilée mercredi dans ses grandes lignes par Jérôme Valcke, secrétaire général de la Fifa.

Le Brésil, en tant que pays hôte, est tête de série et sera automatiquement placé dans le groupe A, tandis que l'Espagne, tête de série car championne du monde en titre, sera automatiquement placée dans le groupe B.

En vertu de la règle qui interdit à deux équipes d'une même confédération de se rencontrer au premier tour, l'Italie tombera automatiquement dans le groupe de la Seleçao, tandis que l'Uruguay, vainqueur de la Copa America, sera forcément incluse dans la poule de l'Espagne.

Il ne reste plus samedi qu'à répartir les quatre autres participants, le Japon, champion d'Asie, le Mexique, champion de la Concacaf (Amérique du nord et centrale), Tahiti, champion d'Océanie (139e au classement Fifa), et le prochain vainqueur de la Coupe d'Afrique des nations (finale le 10 février).

Le tournoi sera rapide avec deux groupes de quatre équipes au premier tour, puis des demi-finales opposant vainqueur du groupe A au 2e du groupe B et vice-versa.

Scolari a déjà gagné le Mondial-2002 comme sélectionneur du Brésil. Mais son CV ne pourra rien pour lui si victoires et jeu alléchant ne sont pas au rendez-vous de la mini-répétition du Mondial l'été prochain.

Son prédécesseur Mano Menezes a été limogé vendredi dernier, après "seulement" 21 victoires en 40 rencontres.

Après des mises en bouche, à l'instar d'un amical contre la France à Belo Horizonte le 9 juin, la Seleçao devra donc se frotter à une Italie redevenue une machine à jouer sous la férule de Cesare Prandelli.

La nouvelle génération "auriverde" des Lucas Moura, Ganso et Neymar se jaugera face aux Pirlo et Balotelli. "On verra comment nos joueurs vont réagir", a souligné "Felipao", annonçant que ce tournoi servirait à "préparer 90 ou 100% de l'équipe" pour le Mondial-2014.

A la relève de sauver un foot brésilien "au creux de la vague" selon l'ex-gloire Ronaldo, avec une cruelle 13e place au classement Fifa.

Le Brésil est double tenant du titre (trois succès au total en Coupe des Confédérations), mais même si Scolari gagne ce tournoi, le plus dur restera à faire. Bebeto, ancien de la Seleçao, a résumé le challenge pour 2014: "On rêve de ce 6e titre de champion du monde, on espère y arriver !"

En coulisses, les préoccupations de la Fifa sont d'un autre ordre. La Fédération internationale ne doute pas de la réussite de la Coupe des Confédérations sur le plan organisationnel, car l'échelle n'a rien à voir avec celle d'un Mondial (8 équipes contre 32, 6 villes hôtes au lieu de 12).

Mais Jérôme Valcke ne cesse de répéter diplomatiquement qu'il y a encore "beaucoup de travail" d'ici le Mondial. La finale de la Coupe des Confédérations donnera forcément le top départ du sprint final contre la montre.

pgr/alh

PLUS:afp