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30/11/2012 06:56 EST | Actualisé 30/01/2013 05:12 EST

Bruxelles confiante sur le versement prochain de l'aide à la Grèce

Le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn s'est montré confiant vendredi sur le versement prochain d'une nouvelle tranche d'aide à la Grèce, alors que le FMI dit vouloir attendre les résultats du rachat de dette prévu par le pays.

Le Fonds monétaire international, qui participe aux côtés des Européens à l'aide à la Grèce, avait indiqué jeudi vouloir évaluer le résultat de cette complexe opération de rachat de dette avant de soumettre le versement de la nouvelle tranche d'aide à son conseil d'administration.

"Nous avons toujours su" que le FMI agirait ainsi et "nous respectons cette procédure", a assuré M. Rehn à des journalistes en marge d'un déplacement à New York.

Du côté européen, il a reconnu que ce rachat de dette était "une part importante du plan général" d'aides à la Grèce, mais n'a pas voulu fixer d'objectif de volume pour l'opération.

M. Rehn a aussi rappelé que les mesures adoptées en début de semaine pour aider la Grèce avait été approuvées "clairement" par les députés allemands jeudi, y voyant "un signe de plus que nous allons avancer avec ce paquet" d'aide.

Il a indiqué qu'il y aurait "une autre réunion de l'Eurogroupe pour prendre la décision formelle sur la réduction du fardeau de la dette grecque".

M. Rehn a aussi rejeté une nouvelle fois un abandon de la devise européenne par la Grèce, insistant sur le fait qu'il y avait "un fort engagement (...) pour que la zone euro n'éclate pas".

Concernant Chypre, un autre pays en difficulté de la zone euro faisant l'objet de négociations sur un plan de sauvetage, "nous travaillons afin d'avoir une décision finale le plus tôt possible", a indiqué le commissaire.

Il a dit prévoir "une discussion politique" sur le sujet lors d'une réunion des ministres des Finances européens lundi à Bruxelles. "Nous entrerons alors dans la phase finale. Il faudra encore du travail pour finaliser certains éléments", a-t-il toutefois prévenu.

Il a enfin assuré que la Commission était "prête à agir" si l'Espagne devait demander un plan de sauvetage global au-delà des aides déjà promises à ses banques, tout en rappelant que Madrid n'avait toujours pas fait une telle demande.

soe/ved/sam

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