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29/11/2012 04:03 EST | Actualisé 28/01/2013 05:12 EST

Vote sur un projet de constitution en Egypte attendu jeudi (responsable)

La commission constituante égyptienne, boycottée par les libéraux et les chrétiens, doit se prononcer jeudi sur un projet de loi fondamentale, a confirmé un responsable.

Le vote "va commencer aujourd'hui (jeudi)" après le règlement de toute question en suspens, a déclaré à l'AFP Essam el-Erian, un conseiller du président islamiste Mohamed Morsi et un un des dirigeants du mouvement des Frères musulmans, dont est issu le chef de l'Etat.

Une fois adopté, le texte doit être envoyé au président Morsi, qui doit organiser sous deux semaines un référendum pour ratifier la nouvelle constitution.

Le dirigeant de la commission, Ahmed Darrag, avait annoncé que la version finale du projet de texte devait être achevée mercredi. L'agence officielle Mena avait quant à elle ajouté que le texte serait soumis au vote de la commission jeudi matin, avant un référendum.

La future loi fondamentale est au centre d'un bras de fer entre les Frères musulmans d'un côté et l'opposition laïque et libérale ainsi que les églises chrétiennes (coptes) d'Egypte de l'autre. Ces dernières dénoncent une emprise des islamistes sur les travaux préparatoires.

La controverse porte en particulier sur la place de la charia, la loi islamique, dans la législation égyptienne.

L'Egypte connaît depuis le 22 novembre sa plus grave crise politique depuis l'élection de M. Morsi en juin, provoquée par la décision du président de s'octroyer des pouvoirs exceptionnels. Cette décision permet d'empêcher la Cour constitutionnelle de dissoudre la commission constituante comme le demande l'opposition.

Les pouvoirs renforcés de M. Morsi doivent en principe s'arrêter une fois la nouvelle loi fondamentale adoptée.

La décision surprise de passer au vote dès jeudi accélère de fait un calendrier donnant initialement à la constituante jusqu'à la mi-février pour adopter un projet.

L'Egypte est secouée depuis plusieurs jours par de nombreuses manifestations, parfois violentes, entre partisans et adversaires de M. Morsi, qui ont fait trois morts et plusieurs centaines de blessés.

se-cr/tp

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