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29/11/2012 11:06 EST | Actualisé 29/01/2013 05:12 EST

Évaluer les risques d'obésité dès la naissance par un simple calcul

Est-ce que bébé présente un risque élevé de devenir obèse à l'enfance? Les médecins pourront bientôt répondre à cette question à l'aide d'un calculateur mis au point par une équipe américano-européenne.

Les chercheurs utilisent une équation très simple qui permet donc d'évaluer le risque d'obésité ultérieure des nouveau-nés.

Elle combine des données recueillies à la naissance qui comprennent les spécificités socioculturelles de chaque pays.

Selon le Français Philippe Froguel de l'Université Lille 2, cette méthode pourrait aider les professionnels de la santé à mieux cibler les populations à risque pour agir le plus tôt possible sur le problème.

C'est en analysant les informations recueillies à la naissance que les chercheurs se sont aperçus qu'ils disposaient dès ce moment d'informations suffisantes pour prédire le risque que ces enfants deviennent obèses pendant l'enfance (à 7 ans) ou l'adolescence (à 16 ans).

Ces informations sont faciles à obtenir, sans coût, et ne demandent aucun examen biologique du bébé. Elles incluent :

  • L'indice de masse corporelle (IMC) des deux parents avant la grossesse
  • La prise de poids de la maman pendant la grossesse
  • Le poids du bébé à la naissance
  • La profession de la maman
  • Le tabagisme pendant la grossesse
  • Le nombre d'enfants dans la famille.

Ces données sont ainsi incorporées dans l'équation, mais elles étaient toutes déjà associées à un facteur de risque d'obésité infantile. C'est toutefois la première fois que ces données sont utilisées de manière « combinée » pour prédire dès la naissance la survenue d'un surpoids.

Chose intéressante, les chercheurs n'ont pas jugé pertinent de prendre en compte dans l'équation les facteurs génétiques fréquents qui joueraient un rôle mineur selon eux.

Environ 5 % des obésités sévères de l'enfant sont quand même dues à des mutations génétiques ou à des anomalies chromosomiques responsables de troubles majeurs de l'appétit.

La prévention précoce est, selon les auteurs de ses travaux publiés dans la revue PLoS One, la meilleure stratégie pour lutter contre le problème, et elle doit être la plus précoce possible.

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