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29/11/2012 03:36 EST | Actualisé 28/01/2013 05:12 EST

Nouvelle manifestation à Siliana en Tunisie après deux jours de violences

Une manifestation s'organisait jeudi à Siliana pour la troisième journée consécutive, laissant craindre de nouvelles violences dans cette ville tunisienne déshéritée où plus de 250 personnes ont été blessées la veille.

Cette manifestation répond à un appel de la principale centrale syndicale tunisienne, l'UGTT, qui a aussi proclamé une troisième journée de grève générale dans la localité située à 120 km au sud-ouest de Tunis, où tous les commerces sont restés fermés.

Les manifestants réclament le départ du gouverneur régional, un programme de développement économique dans cette région très pauvre et la libération de manifestants arrêtés en avril 2011.

Quelque 200 personnes étaient déjà rassemblées vers 08H30 GMT devant le siège du syndicat en criant "le peuple veut la chute de ce gouvernement".

"Nous allons continuer la grève générale et nous sommes décidés à obtenir la satisfaction de nos revendications", a déclaré à l'AFP Abdessattar Manaï, du bureau exécutif de l'UGTT à Siliana, "Ce gouvernement ignore la volonté et la détermination des habitants de cette ville et veulent nous humilier".

Les autorités ont prévenu qu'elles réprimeraient comme ces deux derniers jours tout débordement, mais que les forces de l'ordre n'interviendraient pas si les manifestations étaient pacifiques.

Mercredi, les affrontements entre policiers et manifestants ont fait plus de 250 blessés. Le pouvoir a dénoncé des attaques des protestataires alors que les syndicats dénoncent un recours excessif à la force.

Les revendications des manifestants ne sont pas sans rappeler celles de la révolution de janvier 2011, la misère, le chômage et la dénonciation de l'arbitraire de la police ayant été à l'époque au coeur du soulèvement qui a fait tomber le régime de Zine El Abidine Ben Ali.

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