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29/11/2012 04:20 EST | Actualisé 29/01/2013 05:12 EST

Egypte: Morsi répète que ses pouvoirs élargis sont temporaires

Le président égyptien Mohamed Morsi a réaffirmé jeudi que les pouvoirs élargis qu'il s'est attribués par décret étaient "temporaires" et qu'ils ne seraient plus valides après l'adoption de la Loi fondamentale, attendue dans les semaines à venir.

"C'est une étape exceptionnelle, nous sommes dans une phase de transition; et cette déclaration constitutionnelle est temporaire et va se terminer dès que le peuple approuve la nouvelle Constitution", a déclaré le président islamiste dans une interview à la Télévision officielle égyptienne.

M. Morsi faisait référence au décret du 22 novembre par lequel il a placé ses décisions et la commission constituante à l'abri de la justice, pour éviter notamment tout blocage du processus constitutionnel par des recours en justice.

La Commission constituante égyptienne, dominée par les islamistes, a entamé jeudi le vote d'un projet de Loi fondamentale. En début de soirée, la moitié des 231 articles avait été adoptée. Le projet une fois voté sera transmis au président Morsi, qui doit le soumettre à référendum sous deux semaines.

Ce vote d'un projet en panne depuis des semaines en raison de profondes divergences entre islamistes et non-islamistes, a été annoncé mercredi à la surprise générale, alors que le pays traverse une grave crise politique déclenchée par le renforcement des pouvoirs du président, accusé par ses opposants de se comporter en dictateur

De nouvelles manifestations sont attendues vendredi et samedi.

Commentant les manifestations massives contre le décret renforçant ses pouvoirs, le président islamiste s'est réjoui du fait que le peuple réagisse de la sorte. "Tout cela est positif, le peuple exprime son opinion, dit ce qu'il pense, le climat est sain".

"Je vois que l'opposition exprime ses idées et les partisans (du pouvoir) disent leur opinion et assument leurs responsabilités", a-t-il encore remarqué.

Il a toutefois averti que des "partisans de l'ancien régime s'infiltrent dans les rangs des révolutionnaires", en référence aux affrontements ayant opposé ces derniers jours manifestants aux forces de police et qui ont fait trois morts et plusieurs centaines de blessés.

mon/hj/cnp

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