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28/11/2012 12:50 EST | Actualisé 28/01/2013 05:12 EST

Précipice fiscal: le président Obama compte sur un accord avant Noël

WASHINGTON - Le président des États-Unis, Barack Obama, a déclaré mercredi qu'un accord pour éviter le «précipice fiscal» serait conclu avant Noël avec les élus du Congrès.

Le 1er janvier, les Américains pourraient subir de plein fouet d'importantes hausses d'impôts et des coupes draconiennes dans les programmes sociaux si aucun accord n'est conclu entre démocrates et républicains pour réduire le déficit abyssal des États-Unis.

Sans accord, les dépenses du gouvernement fédéral seront automatiquement réduites de 85 milliards $ US. Ces mesures menacent de faire replonger le pays dans la récession.

Le président Barack Obama veut notamment protéger la classe moyenne de ce précipice fiscal et des hausses d'impôts qui l'accompagnent.

«Washington ne peut pas se planter», a insisté M. Obama mercredi.

Le président a appelé les Américains à faire pression sur les élus du Congrès pour éviter le précipice fiscal. Il a même créé un mot-clic spécial pour cette campagne sur Twitter: «My2K».

«Je demande aux Américains de faire entendre leur voix. Dites aux membres du Congrès ce que 2000 $ de hausse d'impôts représente pour vous», a écrit le président Obama sur son compte Twitter.

Le locataire de la Maison-Blanche demande aux Américains d'interpeller les membres du Congrès. «Écrivez-leur un courriel. Si les Américains se font suffisamment entendre, le Congrès écoutera», affirme-t-il.

Le président Obama devra trouver un accord avec le Congrès sortant, qui restera en place jusqu'à ce que le nouveau Congrès élu le 6 novembre prenne ses fonctions, au début de 2013. Barack Obama et le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, ont déjà exposé leurs positions respectives.

Barack Obama, accusé d'avoir trop facilement cédé aux républicains par le passé, refuse de reculer sur la hausse d'impôt des Américains gagnant plus de 250 000 $ par an. Il se dit en revanche prêt à réduire certaines dépenses fédérales, mais sans préciser lesquelles.

M. Boehner et les républicains, en particulier ceux affiliés au mouvement ultra-conservateur Tea Party, opposé aux impôts et au pouvoir du gouvernement fédéral, refusent toute augmentation des impôts, affirmant qu'il faut couper davantage dans les dépenses.

Au cours des prochains jours, Barack Obama doit rencontrer des dirigeants d'entreprise pour discuter des moyens de relancer la croissance et de trouver une façon équilibrée de réduire le déficit.

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