NOUVELLES

Le club 357 C populaire chez les politiciens

28/11/2012 12:58 EST | Actualisé 28/01/2013 05:12 EST

Les invitations faites par Paolo Catania à des ministres, des fonctionnaires et des élus municipaux au club privé 357 C ont eu des échos jusqu'à l'Assemblée nationale où beaucoup de politiciens ont fréquenté cet endroit.

Plusieurs membres du gouvernement péquiste ont d'ailleurs reconnu avoir déjà été invités au club 357 C dans le cadre de divers événements et rencontres. La première ministre Pauline Marois a affirmé y avoir rencontré de jeunes entrepreneurs.

« Tout le monde qui serait déjà allé là [au club 357 C] ne peut pas être accusé d'y être allé pour se faire acheter », a déclaré la première ministre Marois aux journalistes.

Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, y est aussi allé alors qu'il n'était pas encore député, à l'invitation de Paolo Catania, qui dirigeait alors la fondation de l'Hôpital Charles-Lemoyne. M. Hébert y était allé à titre de doyen de la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke.

Le ministre Jean-François Lisée a aussi fréquenté le club 357 C en compagnie de Lucien Bouchard, tout comme le ministre des Finances, Nicolas Marceau, y est aussi allé alors qu'il était dans les rangs de l'opposition à l'invitation du président de la Chambre de commerce de Montréal.

Au sujet de la qualité de l'endroit, le ministre des Relations internationales, Jean-François Lisée a cru bon de préciser que lorsqu'ils sont invités dans de tels endroits, qui sont en général très chers, les députés et membres du gouvernement devraient payer eux-mêmes leur addition.

« Et s'ils trouvent que c'est trop cher, et bien ils les inviteront au Saint-Hubert », a ajouté le ministre Lisée.

L'opposition aussi

Questionnés par les journalistes sur leur présence au club 357 C, les chefs de l'opposition Jean-Marc Fournier et François Legault ont affirmé tous deux l'avoir déjà fréqenté.

Le chef libéral par intérim, Jean-Marc Fournier, a raconté y avoir déjà été en compagnie de membres du Collège des médecins tandis que François Legault y avait été invité pour assister à un défilé de mode.

Suggérant que le fait de fréquenter un restaurant ou un club, fut-il privé, n'a rien de répréhensible, Jean-Marc Fournier a défendu cet aspect de son travail de politicien.

À Line Beauchamp et Tony Tomassi de s'expliquer

Quant à la présence des ex-ministres Line Beauchamp et Tony Tomassi dans cet établissement sur invitation de l'entrepreneur proche du clan Rizzuto, Paolo Catania, Jean-Marc Fournier a précisé que son parti leur laissait le soin de s'expliquer eux-mêmes.

« On va attendre de voir exactement qui ils ont rencontré. Je ne pense pas que ce soit un problème d'aller au 357 C », a de son côté déclaré François Legault.

L'ex-ministre libérale Line Beauchamp a publié un communiqué dans lequel elle explique sa présence au 357 C. « C'était pour moi une façon de rester proches des préoccupations des gens et d'éviter de me faire reprocher d'être enfermée dans une tour d'ivoire au sein de mes ministères », Line Beauchamp.

La direction du 357 C remet les pendules à l'heure

La direction du club 357 C, de son côté, a senti le besoin de rappeler, dans un communiqué publié mercredi, que cet établissement est un club honorable qui jouit d'une excellente réputation.

Le club ajoute que les actions d'une très petite minorité de ses clients ne devraient pas avoir un impact négatif sur l'image du club et de ses membres.

Le procureur de la commission Charbonneau Denis Gallant avait d'ailleurs pris le soin mardi en préambule de dire que le club 357 C n'avait rien à se reprocher.

PLUS: