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27/11/2012 01:23 EST | Actualisé 27/01/2013 05:12 EST

WikiLeaks: manifestation de soutien à Bradley Manning peu avant une audience

Une trentaine de sympathisants de Bradley Manning se sont rassemblés mardi devant la base militaire de Fort Meade (Maryland, est) avant l'ouverture d'une nouvelle audience préliminaire du procès du soldat américain accusé d'être la "taupe" de WikiLeaks.

Cette audience, prévue pour durer jusqu'à dimanche, a débuté peu après 13H15 (18H15 GMT) et sera consacrée aux conditions de détention de Bradley Manning à la prison militaire de Quantico, près de Washington, peu après son arrestation en mai 2010.

La défense a déposé un recours pour réclamer l'abandon de toutes les charges, arguant d'un article du code militaire qui interdit la "punition illégale avant procès".

Trois commandants de la prison de Quantico (Virginie, est) et de celle de Fort Leavenworth au Kansas (centre), où Manning a été transféré en avril 2011, sont cités comme témoins mardi.

Le témoignage de Bradley Manning lui-même est attendu mercredi ou jeudi pour parler lui-même de ses conditions de détention qualifiées de très restrictives. Un expert militaire a indiqué à la presse que même si Manning figurait sur la liste des témoins, son audition n'apparaissait pas sur le calendrier de l'audience.

Manning s'était plaint d'avoir été maintenu à l'isolement total pendant sa détention à Quantico, d'avoir été forcé de se déshabiller entièrement avant la nuit, avec l'interdiction de faire de l'exercice dans sa cellule où il passait 23 heures par jour, en raisons des risques de suicide.

"Il a été détenu à l'isolement pendant neuf mois dans des conditions que l'enquêteur de l'ONU avait qualifiées d'inhumaines et dégradantes", a déclaré à l'AFP Emma Cape, une militante pacifiste du réseau de soutien à Bradley Manning, présente dans la manifestation.

Sous la pluie, les manifestants rassemblés à l'entrée de la base militaire, brandissaient des pancartes réclamant la libération de Bradley Manning et estimant que "Tirer la sonnette d'alarme sur des crimes de guerre n'est pas un crime".

Le soldat de 24 ans est accusé d'avoir téléchargé depuis les ordinateurs du gouvernement puis transmis à WikiLeaks, entre novembre 2009 et mai 2010, des documents militaires américains sur les guerres en Irak et en Afghanistan, et 260.000 dépêches du département d'Etat, déclenchant une tempête dans la diplomatie mondiale.

Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour "collusion avec l'ennemi".

chv/mdm

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