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27/11/2012 07:22 EST | Actualisé 27/01/2013 05:12 EST

Des proches de détenus islamistes saoudiens réclament leur libération

Une quarantaine de proches de détenus islamistes se sont rassemblés mardi à Ryad devant le siège d'une organisation des droits de l'Homme, réclamant la libération des leurs, selon des témoins.

Les proches des détenus, dont cinq femmes, brandissaient des pancartes appelant à la libération des détenus, dont une femme, Hila al-Qassir, surnommée "Madame Al-Qaïda", la première Saoudienne condamnée pour implication dans des activités terroristes (15 ans de prison).

Ils ont été dispersés par la police. Les manifestations sont interdites en Arabie saoudite.

Selon des militants des droits de l'homme, les manifestants sont des proches de détenus de la mouvance islamiste extrémiste, dont certains sont gardés en prison sans jugement.

Le 24 septembre, plusieurs dizaines de proches de prisonniers politiques avaient participé à un sit-in devant une prison au nord de Ryad.

Par la suite, le ministère de l'Intérieur avait menacé d'agir "avec fermeté" contre tout sit-in.

Le 16 octobre, Amnesty International, avait appelé l'Arabie saoudite à respecter le droit des Saoudiens à manifester pacifiquement, et estimé que les forces de sécurité devaient "cesser de détenir ou de recourir à la force excessive contre ceux qui pratiquent ce droit".

Selon l'Association saoudienne pour les droits civiques et politiques (Acpra), 30.000 personnes seraient actuellement détenues dans le royaume pour des raisons politiques.

Entre 2003 et 2006, à la suite d'une vague d'attentats, les autorités saoudiennes avaient livré un combat sans merci contre Al-Qaïda à l'intérieur du pays. En avril 2011, une source judiciaire avait indiqué que 5.080 personnes soupçonnées de terrorisme étaient en cours de jugement ou avaient été jugées devant une cour spéciale.

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