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27/11/2012 12:23 EST | Actualisé 27/01/2013 05:12 EST

Colonisation: nouvelle demande d'Alger à Paris de reconnaître ses massacres

Un ministre algérien a de nouveau réclamé mardi que la France reconnaisse les massacres de la colonisation, tout en déclarant qu'Alger n'avait pas demandé d'indemnisations.

"Nous n’avons nullement demandé à la France de nous indemniser, mais de reconnaître seulement les crimes qu’elle a perpétrés contre la population algérienne", a indiqué, cité par l'agence APS, le ministre des Moudjahidine (combattants de la libération) Mohamed-Chérif Abbas lors d'une tournée dans l'est du pays.

Le ministre lançait une "opération de la mémoire" destinée à recueillir des témoignages sur la Révolution algérienne, particulièrement entre 1954 et 1956, soit au tout début du lancement de la guerre de libération qui devait aboutir en 1962 à l'indépendance de l'Algérie, qui fête cette année 50 ans d'existence.

Le 30 octobre, M. Abbas avait déjà réclamé "une reconnaissance franche des crimes perpétrés" contre le peuple algérien par le colonialisme français.

Le 19 novembre, le ministre algérien des Affaires étrangères Mourad Medelci avait rappelé que la question de la mémoire et du passé colonial serait "inévitable" lors de la visite d'Etat du président François Hollande en décembre en Algérie.

"Nous attendons la visite de M. Hollande pour avoir les clarifications que le peuple algérien attend sur la question de la mémoire", avait-il souligné.

M. Hollande, évoquant à la mi-novembre cette prochaine visite, avait estimé que "l'Histoire doit servir à bâtir l'avenir et non pas à l'empêcher".

Après l'élection du président français en mai dernier, son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika avait jugé que "seule une lecture objective de l'Histoire" permettrait à la France et à l'Algérie de "transcender les séquelles du passé douloureux".

bmk/vl

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