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26/11/2012 07:07 EST | Actualisé 26/01/2013 05:12 EST

Un avion syrien bombarde un village près de la frontière turque

Un chasseur-bombardier syrien a bombardé lundi à la mi-journée la localité d'Atme, frontalière de la Turquie, dans le nord-ouest de la Syrie, sans faire de victime, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Un chasseur-bombardier a fait trois passages à très basse altitude au-dessus du village, larguant au moins six bombes ou roquettes sur des zones habitées à proximité d'une école abritant un centre de commandement rebelle, selon des témoins.

Le journaliste de l'AFP a comptabilisé six points d'impact près de trois maisons, un champ, un jardin et une route. Certains témoins ont affirmé qu'il s'agissait de bombes et d'autres de roquettes. Ces bombardements n'ont fait ni blessé ni tué.

Le centre de commandement rebelle, qui abrite également le QG de la brigade des "Aigles de Damas" de l'Armée syrienne libre (ASL), n'a pas été touché.

"Le MIG volait très bas. Il a fait trois passages", a raconté Mahmoud, propriétaire de l'une des habitations touchées. L'un des engins largués par le chasseur-bombardier est tombé dans le jardinet de sa maison, creusant un large cratère dans la terre meuble et dans la façade de l'habitation, où toutes les vitres ont été soufflées et les meubles renversées.

"Toute la famille était dans la maison. Grâce à Dieu, personne n'a été blessé", a-t-il raconté à l'AFP.

"Voilà ce que (le président) Bachar (al-Assad) nous envoie pour régler les problèmes de la Syrie. Et merci Erdogan (Premier ministre turc) pour ta zone de protection aérienne", a-t-il ironisé.

La localité d'Atme est située à deux kilomètres de la frontière. Elle compte en temps normal 7.000 habitants mais des milliers de réfugiés y vivent depuis le début de la guerre.

Ils sont installés dans un camp de fortune dans les champs d'oliviers juste le long de la frontière. Un autre camp a été aménagé dans le village voisin de Qah, à environ 3 km de la frontière. Aucune bombe ne les a visés, a constaté le journaliste de l'AFP.

Le bombardement sur Atme a cependant créé un vent de panique chez les réfugiés, dont certains sont passés en force en Turquie en franchissant les grillages et fils barbelés, selon des témoins.

Située dans la province d'Idleb, cette région est un centre névralgique de la rébellion, et le village d'Atme et ses environs abritent de nombreuses unités rebelles, membres de l'ASL ou groupes islamistes.

hba/sk/cco

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