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26/11/2012 06:10 EST | Actualisé 26/01/2013 05:12 EST

Syrie: les rebelles établissent un code de conduite pour une future armée

Les officiers de l'Armée syrienne libre (ASL), la principale faction de l'opposition armée, ont annoncé lundi avoir formé une commission chargée de "poser des fondations saines" d'une future armée nationale, en coordination avec la Coalition de l'opposition.

L'objectif de cette commission est de "poser des fondations saines pour la construction d'une nouvelle armée syrienne, qui sera un défenseur impartial des droits et de la dignité du peuple, en coordination avec la Coalition récemment formée", a précisé l'ASL, ajoutant qu'un des officiers issus de ses rangs serait nommé au sein de la Coalition de l'opposition.

Une vidéo mise en ligne dimanche montre la réunion d'une cinquantaine d'officiers en treillis. L'un d'eux lit les huit principes édictés par la commission, en particulier la nécessité d'entretenir de bonnes relations avec les civils impliqués dans le mouvement révolutionnaire.

Les officiers doivent être loyaux "seulement envers Dieu, le peuple et la nation" et refuser "toute allégeance partisane, tribale ou confessionnelle", lit encore l'officier.

De plus, "chaque officier au sein de l'assemblée ne représente que lui-même, sans considération d'affiliation à quelque force que ce soit sur le terrain", ajoute-t-il.

La commission s'engage en outre à sécuriser le soutien financier et matériel aux rebelles et à fournir un soutien logistique aux combattants sur le terrain.

En vue de la période de transition qui suivra la chute du régime, les officiers affirment qu'ils "coopéreront avec le gouvernement de transition pour renforcer la sécurité et le contrôle des armes".

Les rebelles peinent à convaincre les pays occidentaux de leur fournir des armes, les Etats-Unis redoutant en particulier que cet arsenal tombe aux mains de groupes extrémistes.

La Coalition de l'opposition syrienne, annoncée en fanfare début novembre à Doha, a été reconnue comme "l'unique représentant légitime" de la Syrie par les monarchies du Golfe, la Turquie et la France, mais a été ébranlée par le refus des islamistes radicaux de la rejoindre.

L'annonce d'une quinzaine de groupes islamistes armés, en particulier le Front al-Nosra, de leur rejet de la Coalition et de leur ambition d'instaurer un Etat islamique pourrait, selon des experts, gêner les démarches de la Coalition en vue d'obtenir des armes.

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