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26/11/2012 03:18 EST | Actualisé 26/01/2013 05:12 EST

RDCongo: des diplomates occidentaux en Afrique pour déminer la crise (USA)

L'émissaire des Etats-Unis pour l'Afrique et ses homologues français et britannique vont se rendre dans plusieurs pays d'Afrique de l'Est pour tenter de déminer la crise qui secoue la République démocratique du Congo, a indiqué lundi le département d'Etat américain.

Le secrétaire d'Etat adjoint Johnnie Carson est dans la région des Grands Lacs depuis le week-end pour aider à trouver une solution à la crise au Nord Kivu (est de la RDC), une région riche en minerais conquise en partie par la rébellion congolaise du M23.

"Rejoint par ses homologues français et britannique", il a déjà rencontré le président ougandais, Yoweri Museveni, a précisé la porte-parole de la diplomatie américaine, Victoria Nuland, lors de son point presse quotidien.

"Nous voulons un processus viable de négociation et de dialogue sur le statut de la région est du Congo qui soit conduit par l'ensemble des parties prenantes", a-t-elle affirmé, citant M. Museveni et les présidents de RDC Joseph Kabila et du Rwanda Paul Kagame.

Les diplomates "ont déjà rencontré le président Museveni et vont rencontrer d'autres dirigeants de la région afin de promouvoir une solution pacifique et durable au conflit", a déclaré Mme Nuland.

"Ils sont à Kinshasa aujourd'hui et vont se rendre à Kigali. Ils rencontreront les présidents de tous les pays" de la région, comme MM. Kabila et Kagame, a-t-elle ajouté.

La porte-parole du département d'Etat a aussi exprimé son inquiétude de voir un groupe rebelle "relativement modeste" conquérir un territoire en RDC malgré la présence de l'ONU. Sans appeler à élargir le mandat de la mission des Nations unies sur place, la Monusco, Mme Nuland a toutefois prôné des "ajustements" en vue d'une "force de sécurité efficace".

Réunis samedi à Kampala, les chefs d'Etats de la région des Grands Lacs avaient laissé 48 heures à la rébellion pour quitter la ville et se retirer à 20 km au nord de Goma.

Mais les rebelles occupaient toujours Goma lundi soir, peu après 21h00 locales (19h00 GMT), ont constaté des journalistes de l'AFP.

dc/are/mdm

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