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26/11/2012 11:40 EST | Actualisé 26/01/2013 05:12 EST

Récession: des baby-boomers ont été contraints de repousser leur retraite

MONTRÉAL - La récession de 2008-2009 a contraint plusieurs chefs d'entreprise de la génération des baby-boomers à revoir leurs plans de retraite, a révélé lundi la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Certains propriétaires de PME ont décidé de garder leur entreprise jusqu’à ce qu’elle retrouve sa valeur d’avant la récession, observe Martine Hébert, vice-présidente de la FCEI pour le Québec.

Près d’un quart (23 pour cent) des propriétaires d’entreprise interrogés signalent qu’ils ont retardé de un à quatre ans la date à laquelle ils projettent de se retirer de leur entreprise. Seuls 5 pour cent d'entre eux déclarent que le ralentissement économique les a encouragés à avancer la date de leur départ à la retraite.

Bien que les estimations varient, les Canadiens assisteront à un transfert massif des actifs des petites entreprises au cours de la prochaine décennie, dont la valeur s’élèvera probablement à plus de 1000 milliards $, indique le rapport.

Toujours selon le document de la FCEI, près de la moitié des propriétaires de PME disposent actuellement d’un plan de relève. La moitié d’entre eux prévoient de se retirer de leur entreprise au cours des cinq prochaines années.

Mme Hébert affirme que les PME sont «l’épine dorsale de l’économie canadienne».

«Les gouvernements ont la capacité d’entraver ou de faciliter le transfert des entreprises à la prochaine génération, soutient-elle. Nous espérons que le gouvernement Harper indexera l’exonération cumulative des gains en capital sur l’inflation, comme il l’a promis lors de son élection en 2008. Les propriétaires de PME sont très peu nombreux à bénéficier d’une retraite, au contraire des fonctionnaires, ce qui fait qu’ils comptent plutôt sur la valeur de leur entreprise pour financer leur retraite.»

L'enquête a été effectuée entre le 9 mars et le 4 mai 2011 auprès de 8303 membres de la FCEI, qui y ont répondu par courriel ou par la poste. La marge d'erreur est de 1,1 pour cent, 19 fois sur 20.

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