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26/11/2012 05:28 EST | Actualisé 26/01/2013 05:12 EST

Israël: Ehud Barak a annoncé son intention de quitter la vie politique

AP

JERUSALEM, Israël - Le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, a créé la surprise lundi en annonçant son intention de quitter la vie politique. Il ne sera pas candidat aux élections législatives du 22 janvier.

Ancien premier ministre, ex-chef du Parti travailliste et ancien chef d'état-major de l'armée israélienne comptant parmi les soldats les plus décorés du pays, M. Barak, âgé de 70 ans, a précisé lundi qu'il resterait en poste jusqu'à la formation du prochain gouvernement issu du scrutin.

«Je n'ai pas pris cette décision sans hésiter, mais je l'ai prise avec sincérité», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse lundi, précisant qu'il avait réfléchi pendant des semaines avant de se décider.

Il a refusé de préciser, en réponse à de nombreuses questions, s'il accepterait malgré tout de faire partie du prochain gouvernement. Le premier ministre Benyamin Nétanyahou, donné favori dans les sondages, a la possibilité de nommer à la tête d'un ministère une personnalité politique ne siégeant pas au Parlement.

Ce retrait annoncé d'Ehoud Barak intervient moins d'une semaine après la fin de l'opération israélienne Pilier de défense dans la bande de Gaza.

«Je sens que j'ai été au bout de mon activité politique, qui n'a jamais représenté pour moi un objet de désir. Il existe de nombreuses façons de servir le pays, pas seulement à travers la politique», a déclaré M. Barak, en précisant vouloir se consacrer davantage à sa famille.

Ehoud Barak avait démissionné du Parti travailliste en 2011 pour fonder le parti centriste Indépendance, qui n'est pas parvenu à se distinguer et qui n'était pas en position de force pour le prochain scrutin.

Selon les commentateurs, le départ de M. Barak pourrait donner plus de poids aux tenants de la ligne dure concernant notamment la question palestinienne et l'Iran. Des divergences sur le dossier iranien sont apparues entre Ehoud Barak et Benyamin Nétanyahou, qui a fait planer la menace d'une intervention militaire contre le régime iranien.

Dans un communiqué, Benyamin Nétanyahou a déclaré «respecter» la décision d'Ehoud Barak de quitter la vie politique.