CARLA BRUNI-SARKOZY- Dans une interview donnée au magazine Vogue, l'ex-première dame se dit "pas du tout militante féministe" et se qualifie de "vraie bourge".

"Dans ma génération, on n'a pas besoin d'être féministe. Il y a des pionnières qui ont ouvert la brèche. Je ne suis pas du tout militante féministe. En revanche, je suis bourgeoise", assure l'épouse de l'ancien chef de l'Etat. "J'aime la vie de famille, j'aime faire tous les jours la même chose. j'aime maintenant avoir un mari. Je suis une vraie bourge ! j'ai fini par devenir ma mère, à certains égards, malgré mes huit ans d'analyse !, ajoute-t-elle.

A-t-elle dit : "le rôle d'une femme est à la maison avec ses enfants" ?

En Angleterre, ces quelques mots ont trouvé un écho tout particulier, The Telegraph et The Daily Mail faisant leurs gros titres sur une phrase qu'aurait prononcé Carla Bruni-Sarkozy durant l'interview, à propos du rôle des femmes. S'ils n'utilisent pas de guillemets, ses deux titres de presse rapportent que l'ex-mannequin a déclaré à Vogue que "le rôle d'une femme est à la maison avec ses enfants" (a woman's place is in the home with her children pour l'un, a woman's place is in one of her homes with her children pour l'autre).

À cette heure, Le HuffPost n'a pu consulter en intégralité l'interview donnée par Carla Bruni-Sarkozy à Vogue (en kiosque le 3 décembre), mais Brain Magazine suggère une traduction peut-être plus proche de ce qu'a voulu signifier Carla Bruni-sarkozy : ''Je suis quelqu'un qui reste à la maison". Casanière, en somme. À suivre...

"Rien d'instable ou de pervers dans les familles homoparentales"

Carla Bruni se déclare par ailleurs "plutôt pour le mariage homosexuel et l'adoption" par les couples homos, une position que ne partage pas, selon elle, son mari Nicolas Sarkozy. "Je suis plutôt pour le mariage homosexuel et l'adoption, j'ai beaucoup d'amis -femmes et hommes- qui sont dans ce cas-là et je ne vois rien d'instable ou de pervers dans les familles homoparentales", affirme Carla Bruni.

"Peut-être même qu'il y a un investissement supérieur de la part des parents homos, à cause du regard de la société !", estime-t-elle. Elle précise que son "mari est plutôt contre pour des raisons liées à sa vocation d'homme politique, parce qu'il voit des gens par groupes de milliers plutôt que par groupe de personnes qu'on connaît".

Interrogée sur l'avenir politique de l'ancien président, Carla Bruni affirme qu'"elle n'a plus envie de parler de tout cela" et qu'"elle ne le fera plus". "L'aventure était belle, mais aujourd'hui je veux redevenir une citoyenne comme les autres", dit-elle. "Je ne ressens plus l'envie ni l'obligation de répondre aux questions concernant un monde qui m'a enrichi humainement, qui m'a ouvert les yeux et l'esprit; mais qui au fond n'est pas le mien", déclare l'ancien top model dont un quatrième album doit sortir au printemps 2013.

Quelques photos récentes de Carla Bruni, et quelques-unes plus anciennes

Loading Slideshow...
  • En 1995... et en 2012

  • En 2003 et en 2011

  • Lors de la campagne électorale, en 2012

  • En 2012

Loading Slideshow...
  • Marie Lacoste-Gérin-Lajoie (1867-1945)

    En 1893, elle est l'une des seules femmes francophones à militer au sein du Montreal Local Council of Women (MLCW), comité majoritairement anglophone et qui est l'un des premiers groupes féministes du Québec. Elle s'en dissocie en 1907 pour co-fonder la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB), qui s'adresse aux Canadiennes françaises catholiques. Elles militent contre l'alcoolisme, la violence domestique et l'abandon. Marie Lacoste-Gérin-Lajoie y occupera les fonctions de secrétaire (1907-1913) et de présidente (1913-1933). En 1902, elle publie le <em>Traité de droit usuel</em> à la suite de nombreuses lectures sur la situation juridique de la femme mariée au Québec. L'ouvrage devient une référence pour le militantisme féministe. Sa fille, Marie, a été la première bachelière du Québec.

  • Idola Saint-Jean (1880-1945)

    Professeure, actrice, écrivaine et politicienne, Idola Saint-Jean s'implique auprès du Comité du suffrage provincial du suffrage féminin dès ses premiers moments pour que les femmes obtiennent le droit de vote. Elle fonde, en 1927, l'Alliance canadienne pour le vote des femmes du Québec, qui mise davantage sur les femmes de la classe ouvrière. Elle multiple les écrits dans les journaux et déclarations pour que le gouvernement provincial accorde le droit de vote aux femmes. Elle ira même jusqu'à envoyer une pétition de 10 000 signatures au roi George V pour faire valoir sa cause.

  • Thérèse Casgrain (1896-1981)

    Grande humaniste, politicienne et fervente défenderesse de la justice sociale, Thérèse Casgrain milite pour le droit des femmes dès les années 1920. Par la suite, elle est présidente de la Ligue pour les droits de la femme jusqu'en 1942, année où elle se présentera en tant que candidate «indépendante-libérale» à une élection fédérale partielle. Adversaire politique de Maurice Duplessis, elle est la première femme à être chef d'un parti politique quand elle dirige le Parti social-démocratique (PSD) du Québec de 1951 à 1957, l'ancêtre du Nouveau Parti démocratique du Québec (NPQD). Ce n'est toutefois qu'en 1966 qu'elle fonde la Fédération des femmes du Québec (FFQ), figure toujours proéminente dans les droits des femmes d'aujourd'hui. Thérèse Casgrain devient ensuite sénatrice, est nommée officier de l'Ordre du Canada et obtient le Prix du Gouverneur général, en plus de recevoir des doctorats honorifiques en droit de douze universités canadiennes. Ouf!

  • Marie-Claire Kirkland-Casgrain

    Avocate de formation, Marie-Claire Kirkland-Casgrain s'illustre comme une pionnière en politique. Après s'être activement impliquée dans les formations libérales jeunesse, elle est élue à l'élection partielle de 1961. Première - et seule - femme de l'Assemblée nationale, elle occupe plusieurs ministères. Elle améliore grandement la situation des femmes du Québec en faisant adopter, notamment, en 1964, le projet de loi 16 sur la capacité juridique de la femme mariée et la loi établissant le Conseil du statut de la femme. Elle quitte la scène politique en 1973 pour devenir juge de la cour provinciale et présidente de la Commission du salaire minimum. Par la suite, elle est nommée par l'Ordre du Canada et reçoit le Prix du Gouverneur général.

  • Lise Payette

    D'abord animatrice à la radio et à la télévision, elle fait sa marque à Radio-Canada avec l'émission <em>Appelez-moi Lise</em>, qui fait d'elle une porte-parole du mouvement féministe québécois. Élue en 1976 sous le gouvernement de René Lévesque, elle occupera trois ministères, dont celui de la Condition féminine. Lise Payette sera d'ailleurs la première femme à s'appeler «la» ministre. Elle réussit à obtenir de meilleurs services de garde pour les enfants, la création de centres d'aide pour femmes et des fonds accrus pour les femmes monoparentales. De plus, Lise Payette réussit à imposer des bureaux de la condition féminine dans pas moins que douze ministères. À la suite du référendum de 1980, elle décide de ne pas se représenter en 1981 et devient auteure et productrice pour la télévision. Elle est maintenant chroniqueuse au journal Le Devoir et effectue un <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/05/29/lise-payette-radio-canada_n_1553056.html" target="_hplink">bref retour radiophonique</a> à Radio-Canada.

Des anciennes publicités avec Carla Bruni

Loading Slideshow...
  • Philipps

  • Contrex

  • Lancia

  • Wagon R

  • Gervais

  • Dim

  • Affiche BNP Paribas

  • Et une petite compil...