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USA: John McCain met en garde contre les conséquences de la crise en Egypte

25/11/2012 11:32 EST | Actualisé 25/01/2013 05:12 EST

Le sénateur américain John McCain a mis en garde dimanche contre l'éventualité de la mise en place d'un Etat islamiste en Egypte ou d'une reprise en main du pays par les militaires si le président Morsi ne renonçait pas aux pouvoirs dont il s'est récemment doté.

L'influent élu républicain, rival de Barack Obama lors de la présidentielle de 2008, a également appelé l'administration américaine à être prête à utiliser comme moyen de pression l'aide versée par les Etats-Unis à l'Egypte pour que Mohamed Morsi renonce aux pouvoirs qu'il s'est attribués, engendrant une grave crise dans le pays.

Interrogé sur Fox News sur l'éventualité de voir la crise actuelle mener à l'instauration d'un "nouvel Etat islamiste", John McCain a jugé que les événements "pourraient mener tout droit vers cela".

"On pourrait aussi aller droit vers une reprise en main des militaires (...). Un autre scénario pourrait aussi être celui d'un chaos permanent", a poursuivi l'élu républicain, appelant l'administration américaine à condamner la récente décision de Mohamed Morsi de s'octroyer plus de pouvoirs.

"Que doivent faire les Etats-Unis? Ils doivent dire que c'est inacceptable (...). Ce n'est pas ce qu'attendent les Etats-Unis et les contribuables américains et (le versement de) nos dollars sera directement lié aux progrès effectués vers la démocratie", a poursuivi M. McCain.

"Nos moyens de pression (sur Mohamed Morsi) ne résident pas seulement dans les milliards de dollars d'aide que nous fournissons (à l'Egypte), ou dans l'annulation de la dette ou l'accord passé avec le FMI (sur le versement d'une aide au pays), mais aussi dans le fait que l'opinion publique mondiale est massivement opposée à cette décision de M. Morsi", a ajouté l'élu.

L'annonce le 22 novembre d'une "déclaration constitutionnelle" par laquelle M. Morsi s'est doté de larges pouvoirs afin, selon son camp, d'accélérer les réformes démocratiques, a entraîné une épreuve de force entre l'exécutif et le pouvoir judiciaire.

Il s'agit de la première crise majeure en Egypte depuis l'élection en juin de M. Morsi, devenu le premier président islamiste et civil du pays après la chute en février 2011 du président Hosni Moubarak.

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