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24/11/2012 04:51 EST | Actualisé 23/01/2013 05:12 EST

Moscou libère un physicien condamné pour espionnage au profit de Pékin

La Russie a liberé samedi un physicien condamné à 13 ans de prison pour espionnage au profit de la Chine, mais qui n'avait cessé de clamer son innocence en disant que les renseignements en question étaient dans le domaine public depuis des années.

Valentin Danilov a été libéré de la prison numéro 17 à Krasnoïarsk (Sibérie) après avoir purgé 11 ans sur les 13 de sa peine, ont rapporté les agences de presse russes.

Arrêté en 2001, il avait été condamné en 2004 à 14 ans (peine réduite à 13 ans ensuite), pour espionnage au profit des Chinois et détournement de 466.000 rubles (15.000 dollars) dans une université.

La procédure avait été ouverte à son encontre au début de la première période au pouvoir de Vladimir Poutine, ex-agent du KGB. Pour beaucoup, son arrestation représentait un retour à la paranoïa contre les traîtres de l'époque soviétique.

Après sa libération, le physicien a déclaré qu'il retournerait à Akademgorodok, ville sibérienne où se trouvent de nombreux chercheurs pour y vivre avec son épouse. Il espère reprendre ses recherches en physique.

Danilov a aussi annoncé son intention de lancer une procédure à la Cour européenne des dreoits de l'homme.

"On ne m'a pas toujous pas dit quel était le secret dont j'étais porteur", a lancé Danilov, cité par RIA Novosti.

Ancien directeur d'un centre de physique à l'Université d'Etat de Krasnoïarsk, avait été reconnu coupable de transmission de secrets à une société d'ingénierie chinoise.

Au cours d'une procédure juridiquement controversée, il avait d'abord été acquitté par un jury en 2003. Le jugement avait été cassé par la Cour suprême et il avait été rapidement condamné à la prison.

En 1999, il avait signé un contrat avec une firme chinoise sur la construction d'équipements permettant de simuler l'impact de satelllites sur l'environnement dans l'espace. Danilov a toujours répété que les renseignements à ce propos n'étaient plus secrets depuis la fin de l'URSS et étaient entrés dans le domaine public.

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