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Khadir: la perception négative de citoyens face aux policiers doit changer

24/11/2012 10:53 EST | Actualisé 24/01/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - La perception négative que peuvent avoir certains citoyens des forces de l'ordre doit changer et pour ce faire, il faut s'attaquer à la culture policière, estime le député de Québec solidaire Amir Khadir.

Vendredi, le député de Mercier a participé à une brève rencontre avec des représentants du Service de police de la ville de Montréal, du maire de l'arrondissement Plateau-Mont-Royal Luc Ferrandez et de la députée néodémocrate Hélène Laverdière.

Le point de départ de la discussion a été le cas de la policière Stéphanie Trudeau, mieux connue sous le surnom de «matricule 728». La policière mise en cause fait l'objet d'une enquête interne pour des gestes violents et des propos percutants qui n'ont pas, pour plusieurs, leur raison d'être chez un représentant des forces de l'ordre. Elle est actuellement suspendue et ses débordements ont été repris avec fracas sur les médias sociaux.

Amir Khadir suggère que chaque fois qu'un incident du genre se produit, les préjugés sur les policiers s'attisent et teintent ensuite tout le reste. Pourtant, précise-t-il, ce genre de cas demeure marginal.

Le député de Mercier croit qu'un changement de culture s'impose ou, plutôt, «qu'il doit se poursuivre». Il a affirmé que depuis les années 1990, le SPVM a amorcé une approche communautaire, sous la gouverne de Jacques Duchesneau. Cette idée consiste à plus d'empathie et à faire en sorte que les policiers n'agissent pas qu'en fonction du respect de la loi et de l'ordre, mais aussi dans une approche de résolutions de problème.

M. Khadir croit que plusieurs individus, et des citoyens qui sont peut-être un peu plus marginaux, ne se sentent pas en sécurité en présence de policiers. Il pense aussi que plusieurs policiers doivent avoir en horreur des cas comme le matricule 728 qui minent leurs actions au quotidien et nuisent à leur travail sur le terrain.

Le député de Mercier a par ailleurs précisé que les échanges avec le SPVM ont aussi abordé la possibilité de mettre en place un mécanisme transparent et indépendant d'enquête sur le travail policier.

Selon lui, le directeur du SPVM Marc Parent a fait preuve d'ouverture, tout en disant vouloir s'assurer que cette éventuelle structure ait tous les outils, y compris des enquêteurs qualifiés, pour évaluer le travail des policiers.

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