POLITIQUE
23/11/2012 05:42 EST | Actualisé 23/01/2013 05:12 EST

Le ministre Toews veut plus de femmes dans les rangs de la GRC

CP

OTTAWA - Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Vic Toews, donne à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) trois semaines pour lui remettre un plan détaillé visant à augmenter le nombre de femmes dans ses rangs, alors que persistent les préoccupations au sujet du sexisme et du harcèlement au sein du corps policier persistent.

Clairement irrité, le ministre Toews a transmis jeudi au commissaire de la GRC, Bob Paulson, une lettre dans laquelle il exige des objectifs concrets de recrutement, de promotion et de rétention des femmes à la GRC.

Le ministre veut que ce plan, qui devra avoir été complété d'ici le 11 décembre, comprenne des mesures qui assureront à court terme que 30 pour cent des policiers de la GRC seront des femmes.

M. Paulson a été nommé à la tête de la GRC il y a à peine un an.

Dans sa missive, M. Toews réclame des cibles spécifiques qui pourront être évaluées de manière objective. Chacune d'entre elles devra être assortie d'un échéancier précis puisque c'est là, selon le ministre, la seule manière de déterminer si ce problème est réglé de manière efficace.

La lettre, qui a été transmise aux médias, démontre que le gouvernement conservateur est prêt à faire pression publiquement sur ceux qu'il nomme afin qu'ils s'acquittent de leurs tâches dans le respect des délais imposés.

La lettre révèle que M. Paulson a récemment remis à Vic Toews un document montrant que le nombre de femmes au centre de formation de la GRC a chuté de 52 pour cent depuis 2008-2009, en dépit d'un besoin plus grand d'effectifs féminins.

Le ministre a également critiqué Bob Paulson pour avoir discuté de la question avec les médias et pour son improvisation, estimant qu'il aurait plutôt dû élaborer un plan que la GRC et le gouvernement auraient ensuite présenté au public.

La missive de M. Toews exige aussi des mesures pour réduire le nombre de plaintes liées au harcèlement sexuel et à l'intimidation au sein de la GRC de même que pour augmenter la satisfaction des policiers et des employés civils du corps policier envers leur milieu de travail.

Au moment d'entrer en fonction l'an dernier, M. Paulson avait déclaré qu'il comptait débarrasser la GRC des comportements inacceptables qu'on y retrouvait. Il s'est ensuite rapidement plaint des obstacles bureaucratiques qui l'empêchaient d'atteindre son objectif.