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Syrie: un responsable iranien critique la demande de missiles de la Turquie

23/11/2012 05:53 EST | Actualisé 23/01/2013 05:12 EST

BEYROUTH - L'Iran a critiqué la Turquie vendredi pour avoir demandé à l'OTAN de lui fournir des missiles sol-air Patriot afin de les déployer le long de sa frontière avec la Syrie, estimant qu'une telle demande était contre-productive.

Le président du Parlement iranien, Ali Larijani, a fait cette déclaration après s'être rendu à Damas, dans une démonstration de soutien de l'Iran envers le président syrien Bachar el-Assad, de plus en plus isolé sur la scène internationale.

«La crise interne en Syrie ne peut être résolue par le déploiement de telles armes», a dit M. Larijani, un proche du chef suprême de la République islamique, lors d'une conférence de presse à Beyrouth, après sa visite en Syrie.

La demande faite par la Turquie plus tôt cette semaine est survenue après une série d'incidents qui ont fait déborder le conflit syrien sur le territoire turc. Des missiles Patriot permettraient d'intercepter les tirs de missiles balistiques, une menace très sérieuse mais encore hypothétique.

L'OTAN a répondu mercredi qu'elle examinerait «sans délai» la requête de la Turquie.

Ali Larijani, qui a rencontré le président syrien à Damas plus tôt vendredi, a déclaré que l'Iran recherchait une solution pacifique à la crise en Syrie.

«En ce qui concerne la Syrie, la différence entre nous et les autres est que les autres veulent imposer la démocratie par les armes, a-t-il dit. L'Iran ne peut accepter ni soutenir une telle stratégie.»

«Je ne crois pas que la démocratie puisse être obtenue par des grenades propulsées par des fusées», a ajouté M. Larijani.

L'Iran est le principal allié du régime syrien. Les militants pro-démocratie accusent Téhéran d'envoyer des armes et des combattants en Syrie.

Le conflit en Syrie a commencé en mars 2011, avec un soulèvement populaire contre le régime de Bachar el-Assad inspiré des révoltes du Printemps arabe dans la région. Mais le soulèvement s'est rapidement transformé en guerre civile qui a tué au moins 40 000 personnes, selon les militants de l'opposition.

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