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Syrie: déployer des missiles patriotes en Turquie va aggraver la situation (Téhéran)

23/11/2012 10:42 EST | Actualisé 23/01/2013 05:12 EST

L'Iran a mis en garde vendredi la Turquie contre le déploiement de missiles Patriot près de sa frontière avec la Syrie, en affirmant que cela allait aggraver encore la situation, a rapporté le site de la télévision d'Etat.

"Non seulement cela n'aide pas à régler la situation en Syrie mais de plus il ne fera qu'aggraver et rendre plus compliquée la situation", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast.

"L'insistance (de certains pays occidentaux et arabes, ndlr) pour régler la crise syrienne par la voie militaire est la principale cause des tensions et des menaces dans la région. Les plus influents de la région doivent chercher des solutions politiques aux crises régionales", a ajouté M. Mehmanparast.

La Russie, principal soutien du régime syrien aux côtés de l'Iran, a déjà mis en garde contre le déploiement de ces missiles à la frontière entre la Turquie et la Syrie.

"Plus on accumule d'armes, plus elles risquent d'être utilisées", a estimé le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, devant la presse.

De son côté, le régime syrien a affirmé que la demande de la Turquie à l'Otan d'installer des missiles Patriot à la frontière était une "nouvelle provocation" d'Ankara.

La Turquie a demandé officiellement mercredi le déploiement de missiles de défense antiaérienne et antimissile Patriot par des pays membres de l'Otan le long de la frontière avec la Syrie.

Les Etats-Unis, et la France notamment, se sont dits plutôt favorables à cette demande.

L'Otan avait indiqué qu'elle étudierait cette demande turque "sans délai". Parmi les 28 membres de l'alliance, seuls l'Allemagne, les Pays-Bas et les Etats-Unis possèdent des batteries de missiles Patriot.

La Russie, partenaire de longue date du régime syrien auquel elle livre des armes malgré les critiques occidentales, a bloqué trois fois avec la Chine les résolutions occidentales à l'ONU visant à faire pression par la menace de sanctions sur Damas.

sgh/ggy

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