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23/11/2012 07:50 EST | Actualisé 23/01/2013 05:12 EST

Le président de la Sierra Leone réélu avec une marge confortable

AFP

FREETOWN, Sierra Leone - Le président sortant de la Sierra Leone a facilement été réélu. Il a prêté serment vendredi soir devant le juge en chef du pays, alors que des résidants de la capitale célébraient l'événement bruyamment.

Ernest Bai Koroma a obtenu 58,7 pour cent des voix à l'élection présidentielle du 17 novembre. Son plus proche rival, le leader de l'opposition Julius Maada Bio, un militaire à la retraite, est arrivé deuxième à 37,4 pour cent des voix, selon les résultats annoncés vendredi par la présidente de la commission électorale, Christiana Thorpe.

Le président sortant faisait face à huit adversaires lors de l'élection présidentielle, la troisième en Sierra Leone depuis la fin de la sanglante guerre civile, en 2002.

La guerre civile, qui a duré 11 ans, a détruit l'économie du pays. Les rebelles sont devenus notoirement célèbres pour leur brutalité envers les civils, dont ils avaient l'habitude de couper les mains ou les bras. Les séquelles de la guerre sont toujours bien visibles dans le pays, qui compte notamment des équipes de soccer composées d'amputés.

Ernest Bai Koroma, âgé de 59 ans, a été élu pour la première fois en 2007 en faisant campagne pour le changement. Il estime aujourd'hui avoir amélioré les conditions de vie dans le pays. Ses partisans vantent les nouvelles routes pavées et la réforme de l'assurance-maladie qui permet maintenant de fournir des soins de santé gratuits aux citoyens.

Ses opposants estiment toutefois que peu de progrès ont été faits depuis la fin de la guerre. Ils soulignent notamment le fort taux de mortalité maternelle dans le pays, qui est l'un des plus élevés au monde.

«Le peuple a parlé, et sa volonté collective a prévalu. C'est une victoire pour tous les Sierra-Léonais», a dit M. Koroma dans son discours d'acceptation de la victoire. «Le temps de la politique est terminé. Il est temps de nous unir.»

«Je m'assurerai que les fruits de la prospérité soient distribués équitablement dans chaque district du pays et que tout le monde en profite. Le travail commence aujourd'hui», a affirmé le président.