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Noël: des jouets moins toxiques mais attention aux petites pièces

23/11/2012 09:15 EST | Actualisé 23/01/2013 05:12 EST

WASHINGTON - Guitare à l'effigie de Dora l'exploratrice, voitures miniatures aux roues trop petites ou encore aimants: les jouets sont de plus en plus sécuritaires mais les parents doivent rester vigilants avec certains d'entre eux, notamment avec les petites pièces qui peuvent aisément être avalées par les tout-petits, met en garde le Public Interest Research Group (PIRG), une association américaine de consommateurs.

«La principale tendance cette année, c'est que nous n'avons pas trouvé autant de jouets toxiques que nous le pensions», explique Nasima Hossain, avocate en santé publique pour l'organisation. Plus de 200 jouets vendus ont été examinés et une trentaine ont été testés pour contrôler la présence de plomb et de composants chimiques, comme les phtalates utilisés pour assouplir le plastique. Ces produits seraient toxiques pour la santé, notamment en termes de fertilité.

En 2008, une loi encadrant davantage la quantité de plomb et de phtalates présente dans les jouets avait été adoptée aux États-Unis.

Lors des tests, seul un jouet, un Morphobot, contenait du plomb en quantité supérieure aux limites autorisées. Pour les phtalates, tous les jouets respectaient la réglementation américaine, mais un sac à dos Dora l'exploratrice contenait un niveau supérieur aux limites fixées par les États de Washington et Californie, précise PIRG.

Dans le rapport de cette année, l'organisation a mis l'accent sur les petits jouets pouvant être avalés ou les objets trop bruyants. Ainsi, une guitare à l'effigie de Dora et un ensemble de clefs de voiture pour enfants se sont révélés extrêmement sonores. PIRG a également mis en garde contre les jouets en forme d'aliment, notamment des fraises ou des saucisses miniatures, et des dragsters aux roues très petites pouvant se détacher et être avalées.

Également en ligne de mire, les petits aimants pouvant être ingérés. L'association cite des estimations gouvernementales montrant que 1700 enfants ont été emmenés aux urgences entre 2009 et 2011 pour l'ingestion d'aimants. La plupart étaient âgés de 4 à 12 ans. Des adolescents avaient accidentellement avalé l'objet en voulant mimer un piercing sur la langue. Les risques peuvent être graves pour la santé.

L'association industrielle des jouets a elle-même reconnu que ces aimants, comme les Buckyball, des billes aimantées destinées aux adultes, ne devraient pas être confiés à des enfants.

Cet été, la commission sur la sécurité des produits (CPSC), une agence américaine de défense des consommateurs, a poursuivi le fabricant des Buckyball, Maxfield and Oberton, pour mettre fin à la vente de ces jouets. La CPSC avait déploré les trop nombreuses blessures causées par ces billes chez des enfants. Le fabricant a d'abord répliqué qu'il s'agissait de jouets pour adultes, et que c'était clairement mentionné sur l'emballage. Mais il a annoncé le mois dernier qu'il cesserait la commercialisation de la série des Buckyballs.

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