DIVERTISSEMENT
23/11/2012 03:10 EST | Actualisé 23/01/2013 05:12 EST

Juste pour rire: <em>Hairspray</em> et <em>Un homme, deux patrons</em> en vedette

Marie-Josée Roy

Juste pour rire a dévoilé mercredi deux des productions qui feront probablement courir les foules lors de la 31e édition de son Festival, l'été prochain. Tandis que l'infatigable Denise Filiatrault nous transportera dans l'univers coloré et bon enfant d'Hairspray, le comédien Normand Chouinard, lui, chaussera une fois de plus ses souliers de metteur en scène pour nous faire découvrir Un homme, deux patrons, une pièce dérivée du répertoire comedia dell'arte de Carlo Goldoni.

Dans les deux cas, aucun nom de comédien n'a encore été avancé, les contrats n'ayant toujours pas été parafés. Or, les spectateurs ne seront certainement pas déçus avec un titre comme Hairspray, si on en croit l'enthousiasme de Denise Filiatrault.

« C'est une belle histoire, pour les jeunes, ça se déroule à Baltimore, dans les années soixante, alors qu'on vivait la ségrégation... Ça se passe au cœur d'une émission de télévision comme Jeunesse d'aujourd'hui. Ça met en vedette une bande de jeunes qui dansent sans arrêt. Quand j'ai vu la pièce à New York, j'étais essoufflée pour eux. Je me disais qu'ils allaient tous mourir de fatigue. Nos acteurs devront se démener! »

Créée pour le cinéma en 1988, puis montée à Broadway en 2002 pour être portée à nouveau au grand écran en 2007, l'intrigue d'Hairspray se braque sur Tracy, une jeune femme ronde qui aspire à faire partie de l'équipe de danseurs d'une célèbre émission de télévision. L'adaptation québécoise de l'œuvre sera signée Yves Morin et tiendra l'affiche de la Salle Pierre-Mercure dès le 26 juin prochain.

Jouée pour sa part depuis plus de 300 ans dans le monde entier, la trame d'Un homme, deux patrons, campée pour l'occasion en 1963 sur fond de mafia, s'articule autour d'un chômeur débrouillard qui, espérant arrondir davantage son pécule hebdomadaire, se trouve deux patrons à servir en parallèle. Tenu de garder le secret sur ses doubles activités, l'antihéros devra multiplier les manœuvres afin de s'assurer que les deux maîtres ne se rendent pas compte de la présence de l'autre. Le segment où il servira à dîner à ses supérieurs promet, entre autres, d'être spectaculaire, aux dires de Normand Chouinard.

« Il espère avoir deux salaires et obtenir tout en double, mais ses manigances risquent de se retourner contre lui, a rigolé l'artiste. Je peux vous garantir que le décor, à la fin du premier acte, sera beaucoup moins propre qu'au début! (rires) C'est un spectacle proche du public, comme l'ont été les grands burlesques québécois comme Olivier Guimond et Gilles Latulippe. »

La comédie, qui s'inscrit dans la plus pure tradition des théâtres d'été où quiproquos et claquements de portes sont à l'honneur, prendra d'assaut le Monument national à compter du 17 juin prochain.

Passeports et galas

Après un 30e tour de piste réussi l'an dernier, l'organisation de Juste pour rire continue de voir grand pour l'avenir. On a profité du point de presse de mercredi pour annoncer que la formule des passeports, donnant accès, au coût de 99$, à trois spectacles de première catégorie et à un billet gratuit par jour, serait de retour en 2013. En juillet dernier, plus de 12 000 festivaliers s'étaient procuré ledit passeport.

Aussi, le volet Just For Laughs de l'événement s'étoffera encore davantage, alors que seront présentés, au Club Soda, The Nasty Show, Date Night : The Relationship Show et The Ethnic Show. Très courus, les Videotron Just For Laughs Galas, déclinés à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, miseront comme à l'habitude sur de grands noms de l'humour anglophone. Quant aux galas en français, qu'on pourra applaudir du 14 au 21 juillet, ils seront axés sur le thème des obsessions des Québécois.

On peut déjà se procurer des billets pour Hairspray et Un homme, deux patrons en cliquant au www.hahaha.com ou en téléphonant au (514) 845-2322.