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Un médecin népalais parcourt les pays pauvres pour soigner la cataracte

22/11/2012 02:45 EST | Actualisé 22/01/2013 05:12 EST

PADANG SIDEMPUAN, Indonésie - Ils sont venus des endroits les plus reculés d'Indonésie, prenant des bateaux de nuit bondés, des autobus ou des voitures sur de longues distances, dans l'espoir de subir une chirurgie oculaire simple et gratuite qui peut leur rendre la vue.

En huit jours, le chirurgien népalais Sanduk Ruit, qui dirige le Centre Tilganga pour les yeux à Katmandou, a soigné plus de 1400 patients souffrant de cataractes dans des hôpitaux de campagne installés à proximité des deux établissements hospitaliers de Sumatra.

La majorité de ses patients sont des personnes âgées, qui ont eu besoin d'aide pour parvenir jusqu'à cette clinique temporaire, dormant côte à côte sur des lits de camp militaire. La nourriture a été offerte et des camions de pompiers ont fourni l'eau nécessaire aux douches et aux toilettes.

Parmi les bénéficiaires de l'opération, nombreux sont ceux qui sont repartis le sourire aux lèvres, alors qu'ils avaient abandonné l'espoir de retrouver la vue.

«J'étais aveugle depuis trois ans», explique Arlita Tobing, 65 ans, qui voit à nouveau depuis l'opération. «Je travaillais dans une ferme, mais je ne pouvais plus.»

L'Indonésie connaît l'un des taux de cécité les plus hauts du monde, ce qui en fait un pays idéal pour le docteur Ruit. Ce chirurgien se rend dans les pays en développement pour opérer gratuitement et former les médecins à la procédure simple qu'il a mise au point. Il s'est souvent rendu dans des zones difficiles d'accès où les services de santé sont limités et les patients pauvres. Il estime qu'en formant les médecins à sa méthode d'opération de la cataracte, le nombre de personnes aveugles pourrait diminuer dans le monde.

La cataracte constitue la cause principale de cécité dans le monde, touchant environ 20 millions de personnes, principalement dans les pays pauvres, selon l'Organisation mondiale de la santé.

«Nous n'avons qu'une vie, et elle est très courte. Je suis béni de Dieu d'avoir cette occasion», a souligné le docteur Ruit. «La chose la plus importante dans cette aventure est de former, de transmettre l'idée à d'autres.»

Le docteur Ruit a déjà formé six médecins à sa méthode en Indonésie, en Thaïlande et à Singapour.

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