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Un homme condamné pour le meurtre de son épouse sera entendu par la Cour suprême

22/11/2012 11:51 EST | Actualisé 22/01/2013 05:12 EST

OTTAWA - Jean-Philippe Mailhot, un Montréalais condamné pour le meurtre de sa jeune épouse, pourra peut-être éviter la prison à vie: la Cour suprême du Canada a accepté jeudi d'entendre son appel.

Son épouse, originaire du Chili, Anna-Maria Salinas Norbakk, a été poignardée à 34 reprises en 2004 dans leur appartement de Montréal-Nord.

La nuit du drame, M. Mailhot avait tenté de maquiller la scène pour faire croire qu'elle avait été tuée par un voleur, avant de composer le 9-1-1.

Mais le jeune homme était couvert de sang et sa mise en scène était si mal ficelée qu'il a été arrêté la nuit même des événements.

Par la suite, M. Mailhot a présenté une nouvelle version: sa femme suicidaire avait tenté de s'enlever la vie en se tranchant la gorge. Il aurait donné les autres coups de couteau pour abréger ses souffrances.

Au procès, il a maintenu la thèse du suicide, ajoutant que son épouse se mutilait. Les jurés ont d'ailleurs pu prendre connaissance de certains échanges de la victime sur internet, qui tendaient à soutenir cette théorie à la fois d'automutilation et d'idées suicidaires.

Ainsi, le jury devait notamment déterminer si la jeune femme s'était blessée elle-même, et, s'ils en venaient à cette conclusion, qui avait porté le coup fatal: elle ou son époux. M. Mailhot a aussi plaidé qu'il devait être acquitté parce qu'il souffrait d'un trouble mental quand il a asséné les coups de couteaux: selon ses mots, il se trouvait dans un état de «dissociation» et voyait la scène de l'extérieur, comme un robot.

M. Mailhot a été condamné pour meurtre non prémédité par un jury. La Cour d'appel a confirmé ce verdict.

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