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Tunisie: manifestation de soutien à un doyen de fac avant son procès

22/11/2012 04:11 EST | Actualisé 21/01/2013 05:12 EST

Une centaine de personnes, militants des droits de l'homme et personnalités politiques, manifestaient jeudi matin devant le tribunal de la Manouba, en banlieue de Tunis, en soutien au doyen d'une faculté jugé pour avoir agressé une étudiante en niqab.

Les manifestants sont là "pour défendre la Tunisie telle que nous la voulons: moderne, démocratique, ouverte et tolérante", a déclaré avant le début de l'audience Habib Kazdaghli, doyen de la faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba.

Son procès a déjà été reporté à plusieurs reprises depuis l'été, alors qu'il risque jusqu'à cinq ans de prison pour "acte de violence commis par un fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions".

Les faits remontent au mois de mars, lorsque deux étudiantes portant le voile intégral ont mis à sac son bureau, selon lui. L'une d'entre elles, qui avait été exclue de la faculté pour avoir porté le niqab en salle de cours, accuse l'universitaire de l'avoir giflée.

Les deux jeunes filles sont poursuivies dans ce même procès pour avoir attaqué le bureau.

"Nous allons poursuivre les plaidoiries aujourd'hui. Le verdict sera annoncé dans quelques jours une fois que (le juge) aura pris ses instruction auprès du gouvernement" dirigé par les islamistes d'Ennahda, a accusé un des avocats du doyen, Mohamed Hédi Labidi.

Un bras de fer oppose depuis de longs mois la direction de cette faculté de 13.000 étudiants à la mouvance salafiste. Il a été déclenché le 28 novembre 2011 avec une manifestation d'étudiants et de salafistes réclamant l'accès en cours des étudiantes en niqab.

La figure de proue de ce mouvement de contestation était Mohamed Bakhti, un militant salafiste qui est mort la semaine dernière après deux mois de grève de la faim en détention. Il avait été arrêté après l'attaque le 14 septembre de l'ambassade des Etats-Unis.

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