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Tunisie: le nombre de grévistes de la faim en fort recul, selon le pouvoir

22/11/2012 12:22 EST | Actualisé 22/01/2013 05:12 EST

Le ministère tunisien de la Justice a affirmé jeudi dans un communiqué que la majorité des détenus islamistes avaient cessé leur grève de la faim, des informations démenties par les avocats des prisonniers, alors que deux militants sont morts la semaine dernière.

Le ministère souligne dans un communiqué que les efforts conjoints des autorités et de la société civile "ont réussi à convaincre la majorité des grévistes (...) à mettre fin à cette grève ce qui a contribué à améliorer la situation".

Le porte-parole du ministère, Adel Riahi, contacté par l'AFP, s'est cependant refusé à avancer un chiffre exact, alors que selon un bilan officiel plus de 100 détenus --des militants salafistes comme des prisonniers de droit commun-- étaient en grève de la faim en début de semaine.

Les défenseurs des détenus islamistes ont démenti ces propos, assurant que les grévistes avaient simplement accepté d'adoucir leur action, acceptant "de boire de l'eau sucrée" et d'être hospitalisés si nécessaire.

"Tous les prisonniers continuent leur grève de la faim", a dit l'avocat Mehdi Zagrouba, évoquant le nombre de 200 personnes refusant de se nourrir.

Des dizaines de salafistes arrêtés en 2011 et 2012 lors des attaques ayant visé la chaîne télévisée Nessma, une exposition d'art en banlieue de Tunis et l'ambassade des Etats-Unis (14 septembre, 4 morts), sont entrés en grève de la faim après la mort de deux des leurs après deux mois sans s'alimenter.

Des détenus dits de droit commun ont rejoint cette action et demandent, comme les islamistes, leur libération.

Les salafistes tunisiens, une mouvance rigoriste de l'islam sunnite, estiment être les victimes d'une répression injustifiée.

kl-alf/cco

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