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Trois Koweïtiens détenus pour des tweets diffamatoires libérés

22/11/2012 07:19 EST | Actualisé 22/01/2013 05:12 EST

Un tribunal koweïtien a libéré jeudi sous caution trois personnes détenues pendant neuf jours pour des tweets jugés offensants pour l'émir, a indiqué un militant des droits de l'Homme.

Une quatrième personne reste en détention en attendant de comparaître devant le tribunal dimanche, a précisé Mohamed Al-Humaidi, directeur de l'association koweïtienne pour les droits de l'Homme, sur son compte Twitter.

L'un des trois hommes, proches de l'opposition, a été libéré sous caution de 3.500 USD et les deux autres sous caution de 17.700 USD chacun, a-t-il précisé, indiquant que leur procès s'ouvrirait en décembre.

Les quatre hommes avaient été arrêtés le 14 novembre et interrogés sur des tweets jugés diffamatoires pour l'émir, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah.

Trois autres personnes actives sur Twitter, dont une femme, arrêtées en même temps qu'eux avaient été libérées sous caution.

Les autorités ont lancé une campagne contre les utilisateurs des réseaux sociaux, vivement critiquée par des figures de l'opposition dont l'ancien député Hamad al-Matar qui a accusé l'émirat de devenir "un Etat policier".

Plusieurs anciens députés de l'opposition et des militants sont poursuivis en justice pour des accusations similaires. En vertu de la Constitution, il est interdit de critiquer l'émir en public.

Le Koweït est confronté à une nouvelle crise politique, ouverte par un amendement de la loi électorale, contestée par l'opposition qui a décidé de boycotter les élections législatives prévues le 1er décembre.

oh/at/hj

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