NOUVELLES

Ligue des champions - Un Real Madrid en mode mineur

22/11/2012 06:16 EST | Actualisé 22/01/2013 05:12 EST

Le Real Madrid s'est certes qualifié mercredi pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions dans un groupe très relevé, mais il l'a fait en montrant des moments d'absence et en terminant finalement, chose peu habituelle pour lui, deuxième de son groupe.

- Un manque de réalisme criant. Le principal défaut des Merengue, mercredi, est de ne pas avoir su tuer le match. Irrésistibles en première période face à un Manchester City aux abonnés absents, les hommes de Mourinho ont au moins eu quatre occasions très franches pour sceller le sort de la rencontre après le but précoce de Benzema (10e). Mais à chaque fois, les Anglais se sont maintenus en vie d'un cheveu, Nastasic sauvant par exemple à l'emporte-pièce sur sa ligne sur un lob de Ronaldo (15e). Non pas que le bilan d'attaque des Merengue, à l'issue de cette phase de poule, soit mauvais (avec 11 buts, ils remportent même la palme devant Dortmund, 10), mais cette saison, ils ont parfois tendance à s'installer dans un faux rythme quand ils se sentent trop supérieurs.

- Des moments-clés bien négociés. A l'inverse, les Madrilènes ont eu le mérite, durant cette phase de poules où ils ont tout de même été bousculés, d'avoir particulièrement bien su s'en sortir dans les moments de vérité. En témoigne par exemple l'arrêt-miracle de Casillas sur un tir à bout portant du "Kun" Agüero en deuxième période (64e), qui rappelle que le gardien et capitaine de l'équipe d'Espagne est bien le troisième homme dans l'élection au Ballon d'Or qui s'approche. Et, de manière plus générale, ce constat s'applique aussi aux matches précédents: la folle remontée au match aller contre le club anglais en l'espace de trois minutes (victoire finale 3-2), le coup franc de la dernière chance d'Özil contre Dortmund à Bernabeu (2-2)... A chaque fois, les Madrilènes ont su réagir quand leur survie dans le groupe était en jeu. Tout l'inverse d'un City un rien désinvolte qui a lui laissé passer sa chance.

- Un milieu qui prend l'eau en deuxième période. N'en déplaise à l'entraîneur du Real Mourinho, à Casillas ou Arbeloa qui, après la rencontre, s'en sont pris à l'arbitrage, le match nul contre les Mancuniens ne s'explique pas seulement par ce penalty suivi de l'exclusion d'Arbeloa sifflés à la 73e par l'arbitre italien M.Rocchi. Car en seconde période, la réaction des locaux a concordé avec une baisse de régime subite des Madrilènes, qui ont tout à coup vu s'inverser le rapport de force au milieu de terrain. Khedira, si incisif en première période, s'est mis à souffrir face aux arabesques d'un Silva enfin retrouvé. "A dix contre onze, nous avons subi, sans pouvoir en plus renforcer notre milieu par un joueur comme Essien, blessé", a analysé Mourinho après coup. Le Portugais passait là sous silence les alertes signées Agüero et Silva qui s'étaient déjà produites à parfaite égalité numérique.

- Deuxième du groupe, un bon ou mauvais présage ? Quoi qu'il se produise lors de la dernière journée de phase de poules, les Merengue ne pourront faire mieux que deuxième, compte tenu de leur différence de buts défavorable face à Dortmund (1-2; 2-2). Il faut remonter à 2009 pour voir le Real valider son billet comme 2e, un mauvais millésime puisqu'en cette année là, sous l'ère Juande Ramos, il avait été sorti en huitièmes par Liverpool. Mais Butragüeno, le directeur général du club, préférait voir mercredi le côté positif des choses: "Nous serons un cadeau empoisonné pour n'importe quel premier et à Mourinho, les départs comme deuxième ne réussissent pas si mal que cela". Il est vrai que la dernière fois que le Portugais s'était qualifié comme deuxième, il avait remporté la compétition avec l'Inter Milan en 2010.

cle/kn/chc

PLUS:afp