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Le prochain budget ne contiendra pas de dépenses hasardeuses, selon Flaherty

22/11/2012 02:47 EST | Actualisé 22/01/2013 05:12 EST

TORONTO - Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a déclaré jeudi que le prochain budget ne contiendrait pas de nouvelles dépenses hasardeuses ni de hausses d'impôt, alors que les conservateurs visent toujours le déficit zéro d'ici 2015.

Dans un discours prononcé devant des gens d'affaires à Toronto, M. Flaherty a affirmé que le gouvernement prévoyait un retour à un budget équilibré «certainement d'ici les prochaines élections».

Il a assuré qu'Ottawa ne réduirait pas ses transferts aux provinces et aux territoires dans les secteurs de la santé et de l'éducation, qui représentent environ un tiers du budget fédéral. Les conservateurs ne toucheront pas non plus aux dépenses touchant directement les personnes, comme les prestations aux aînés, aux personnes handicapées et aux enfants, qui correspondent à un autre tiers du budget fédéral.

Bref, a conclu le ministre, le gouvernement devra se concentrer sur le dernier tiers du budget: les dépenses de programmes.

Publiées la semaine dernière, les prévisions révisées d'Ottawa sur le déficit montrent qu'il s'établit actuellement à 26 milliards $, soit 5 milliards $ de plus que le prédisait le budget Flaherty en mars. Les conservateurs ont mis cette hausse sur le compte de la faiblesse de l'économie mondiale et de son impact négatif sur les prix des produits de base et les recettes fiscales.

Ces chiffres peu encourageants ont poussé le gouvernement Harper à reporter d'une année le retour à l'équilibre budgétaire, initialement prévu pour 2016-2017. Toutefois, Jim Flaherty et le premier ministre Stephen Harper maintiennent tous les deux que le déficit zéro peut être atteint d'ici 2015.

M. Flaherty a précisé que les consultations pré-budgétaires commenceront la semaine prochaine.

Le ministre a souligné que le Canada continuait à mieux réussir que ses pairs dans certains secteurs de l'économie, notamment la création d'emplois, mais qu'il y avait toujours de nombreuses menaces à l'extérieur de ses frontières.

Parmi ces menaces figure le fameux «précipice fiscal» des États-Unis, une cascade de hausses d'impôt et de coupes budgétaires qui entreront en vigueur l'an prochain, à moins que le Congrès ne trouve une autre solution.

Si les républicains et les démocrates n'arrivent pas à s'entendre sur un budget avant la date limite, le «précipice fiscal» risque de plonger les États-Unis — et possiblement le Canada — dans une nouvelle récession.

«Nous ne pouvons pas nous permettre de nous reposer sur nos lauriers, particulièrement avec une économie mondiale aussi instable», a tranché Jim Flaherty.

Étant donné la lenteur de la reprise économique mondiale et les obstacles qui se dressent sur sa route, M. Flaherty a révélé qu'il était prêt à faire preuve de flexibilité si cela s'avérait nécessaire, mais qu'il avait l'intention de s'en tenir à un budget équilibré et à des taux d'imposition bas.

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