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Le maire de London, Joe Fontana, clame son innocence et refuse de démissionner

22/11/2012 02:11 EST | Actualisé 22/01/2013 05:12 EST

LONDON, Ont. - L'ancien ministre libéral fédéral Joe Fontana, aujourd'hui maire de London, en Ontario, compte demeurer en poste même s'il fait l'objet d'accusations de fraude à l'époque où il était à Ottawa.

M. Fontana a été accusé, mercredi, de fraude de moins de 5000 $, d'abus de confiance et d'emploi d'un document contrefait.

Selon ce qu'avait rapporté le London Free Press, le gouvernement du Canada avait versé deux chèques à un établissement de London pour couvrir les frais de réception du mariage de son fils, en 2005. Le premier versement qui servait de dépôt aurait été de 1700 $ alors qu'un deuxième, au montant de 18 900 $ aurait été émis quelques mois plus tard.

Toutefois, selon un porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada, la valeur de l'offense qui est reprochée à M. Fontana a été établie à 1700 $. Il n'y aurait aucune preuve selon lui que d'autres fonds de sources gouvernementales aient été reçus par Joseph Fontana pour des dépenses personnelles.

Le maire Fontana a déclaré aux journalistes, jeudi, à London, qu'il est innocent et qu'il avait l'intention de lutter pour blanchir son nom.

Le maire a dit comprendre l'angoisse, la douleur, la frustration et la colère suscitées par cette affaire, mais il a l'intention de compléter son mandat.

Des voix s'étaient élevées pour demander le retrait temporaire de M. Fontana en attendant la fin de l'enquête de la Gendarmerie royale du Canada.

Son avocat, Me Gord Cudmore, dit avoir conseillé à son client de ne pas commenter les allégations qui pèsent contre lui. Il a soutenu de son côté que la GRC détenait des preuves que le montant estimé de la fraude, soit 20 000 $, était erroné. Selon lui, la famille Fontana aurait assumé les dépenses du mariage du fils. D'ailleurs son client plaidera non coupable le 8 janvier. «Nous avons des arguments de défense très, très solides face à ces allégations.»

M. Fontana a été ministre du Travail de juillet 2004 à février 2006 au sein du gouvernement libéral minoritaire de Paul Martin.

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