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Dissension chez les joueurs

22/11/2012 05:16 EST | Actualisé 22/01/2013 05:12 EST

Le conflit se prolonge et les premières voix discordantes se font entendre dans le camp des joueurs.

Jeudi, Michal Neuvirth, des Capitals, s'est rangé derrière son coéquipier et compatriote Roman Hamrlik, qui a vilipendé le président de l'Association des joueurs de la LNH Donald Fehr, mercredi.

Hamrlik a remis en doute l'efficacité de Fehr durant une entrevue avec une chaîne de télévision tchèque.

« Je suis 100% d'accord avec Hammer (Hamrlik), a déclaré Neuvirth au média tchèque TV NOVA Sport. Ce conflit de travail ne concerne pas la majorité des joueurs. On se bat pour quelques vedettes et leurs gros contrats. »

« Je suis dégoûté, avait déclaré Hamrlik. Nous devons acculer Fehr au mur pour obtenir un accord. Le temps joue contre nous. Nous avons perdu le quart de la saison. Ça représente 425 millions de dollars. Qui nous le redonnera? M. Fehr? Nous devrions tenir un vote sur la proposition de la Ligue. Et si la majorité des joueurs l'acceptent, nous recommencerons à jouer. »

Soupeser ses propos

Hamrlik a pondéré ses déclarations, jeudi, dans une entrevue accordée au Globe and Mail.

« J'appuie encore Fehr, mais nous, les joueurs, devons lui mettre de la pression pour obtenir la meilleure entente le plus rapidement possible. Combien de semaines ou de mois pouvons-nous encore attendre? »

Le Tchèque de 38 ans a également insisté sur le fait qu'il demeure solidaire avec l'Association des joueurs.

« Je suis avec les joueurs, tous les joueurs. Nous sommes tous dans le même bateau. Nous voulons la meilleure entente. La plus juste. Tout le monde est perdant pour l'instant : joueurs, propriétaires et partisans. »

« Je suis dans la Ligue depuis 20 ans. J'ai traversé trois lock-outs. Seulement 14 autres gars peuvent en dire autant. Je crois avoir mérité le droit d'exprimer mon opinion. »

Dissolution proposée

De son côté, Ryan Miller a plaidé pour la dissolution du syndicat des joueurs, dans une entrevue au Globe and Mail.

Le gardien des Sabres estime que, comme les joueurs de la NBA et de la NFL, ceux de la LNH gagneraient à adopter un tel moyen de pression.

« Après avoir regardé ces deux autres ligues traverser des conflits de travail l'an dernier, j'ai l'impression qu'il n'y aura pas de réelle négociation jusqu'à ce qu'on démantèle notre syndicat. »

« Gary Bettman et les propriétaires repoussent les limites. Nous devons dire leur dire ''c'est assez''. »

Après discussion sur le sujet en septembre, l'Association des joueurs a estimé que la dissolution était un moyen de pression de dernier recours.

Elle permettrait aux joueurs de tenter d'obtenir une injonction pour mettre fin au lock-out ou encore de poursuivre la ligue devant les tribunaux. Ces deux avenues ont été empruntées par les joueurs de la NBA et la NFL pour résoudre les conflits de travail qui les affligeaient.

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