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La Saskatchewan demande l'aide du fédéral afin de soigner des réfugiés malades

21/11/2012 09:19 EST | Actualisé 21/01/2013 05:12 EST

REGINA - Le gouvernement de la Saskatchewan dit être frustré par le nouveau plan de protection en matière de santé pour les réfugiés en vertu duquel un homme s'est vu refuser un traitement en chimiothérapie afin de combattre son cancer.

L'homme est arrivé à Saskatoon il y a plusieurs mois après avoir fui un pays du Moyen-Orient. Peu après son arrivée, il a commencé à souffrir de douleurs abdominales et a appris qu'il était atteint d'un cancer.

Le ministre de la Santé de la Saskatchewan, Dustin Duncan, a dit que l'homme avait déjà commencé à recevoir son traitement.

M. Duncan a indiqué mercredi que la Saskatchewan Cancer Agency avait ensuite appris que le gouvernement fédéral n'allait pas payer la facture. On croyait pourtant que des cas d'urgence comme celui-ci seraient couverts par le plan, mais ce ne fut pas le cas.

Le printemps dernier, Ottawa avait annoncé des changements au Programme fédéral de santé intérimaire, qui couvre temporairement les frais médicaux de certains immigrants ayant besoin d'aide pendant la période d'établissement au Canada, en attendant qu'ils soient admissibles au régime d'assurance de soins médicaux de la province.

En raison de ces changements, certains réfugiés ont vu leur couverture médicamentaire, dentaire et oculaire être en partie coupées. De plus, ceux dont les demandes de statut de réfugié sont refusées et ceux qui viennent de pays sur une liste non définie de pays «sécuritaires» auront seulement le droit de recevoir des soins de santé si leur état est jugé dangereux pour la santé ou la sécurité du public.

Le gouvernement fédéral a dit espérer que ces changements allaient dissuader les gens de faire des fausses demandes et s'assurer que ceux recherchant frauduleusement refuge au Canada ne pourront pas profiter du système de santé canadien.

Cependant, selon M. Duncan, la confusion règne.

Il dit que la situation est frustrante pour les provinces, qui même plusieurs mois après l'implantation des changements, ne comprennent toujours pas ce qui est encore couvert.

Le gouvernement provincial a depuis décidé de couvrir les coûts de la chimiothérapie de l'homme.

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