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La droite française en crise

21/11/2012 11:40 EST | Actualisé 21/01/2013 05:12 EST

Le perdant de l'élection à la présidence de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), François Fillon, remet en cause la victoire de son adversaire Jean-François Copé, alors qu'il l'avait consentie deux jours auparavant.

Trois députés proches de François Fillon ont ainsi affirmé mercredi que les votes des militants UMP de Nouvelle-Calédonie, Mayotte et Wallis et Futuna, des territoires français dans le Pacifique et l'océan Indien, avaient été oubliés dans le comptage.

Selon eux, François Fillon est en fait le réel vainqueur du scrutin de dimanche, avec 26 voix d'avance sur M. Copé. « Dans le calcul final, 1304 militants ont été privés de leur choix », estime le député Eric Ciotti.

Cependant, le président de la commission chargée du scrutin (Cocoe), Philippe Gélard, a indiqué qu'il était impossible de revenir sur les résultats du vote de 180 000 militants.

Par ailleurs, M. Fillon, appuyé par quelque 134 parlementaires et ex-ministres, a demandé à l'ancien ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, fondateur de l'UMP, d'assurer « de façon transitoire » la direction du parti afin de « sortir de l'impasse ».

Pour sa part, Jean-François Copé considère que les jeux sont faits. « Il y a eu des résultats proclamés par la commission électorale et voilà que sortent de nulle part de nouvelles allégations », a déclaré M. Copé.

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