SHERBROOKE, Qc - Un hockeyeur de 65 ans est décédé vendredi dernier d'une crise cardiaque dans un complexe sportif de Sherbrooke où aucun défibrillateur cardiaque n'était accessible.

On ne peut toutefois pas dire que cet appareil médical aurait permis de sauver le sexagénaire.

Les premiers répondants ont été appelés à se rendre à l'aréna Mont-Saint-Anne vers 17 h 40 le 16 novembre dernier, lorsque Denis Levasseur, de Saint-Denis-de-Brompton, s'est effondré sur la glace lors d'un match. Des manoeuvres de réanimation ont été tentées en vain par les ambulanciers-paramédics.

Le décès de M. Levasseur a été constaté à l'hôpital Fleurimont du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke.

Une cérémonie d'adieu est prévue samedi à la Coopérative funéraire de l'Estrie à Sherbrooke.

Le directeur-gérant de l'aréna Mont-Saint-Anne, Jean-François Roberge, tient à offrir ses sympathies à la famille. Il doute néanmoins qu'un défibrillateur aurait pu sauver la vie de Denis Levasseur. «Si tu me promets que j'achète ça et que plus personne ne meurt d'une crise de coeur, je l'achète demain matin, assure-t-il. Ce que les gens doivent comprendre, c'est que le coupable, c'est la vie.»

Il souligne également que le prix d'un défibrillateur cardiaque est très élevé, soit quelques milliers de dollars.

Aucune loi n'oblige les complexes sportifs à garder un défibrillateur cardiaque à portée de main. L'Association québécoise des arénas et des installations récréatives et sportives en recommande toutefois l'achat.

Ce n'est pas la première fois qu'un hockeyeur amateur meurt d'une crise cardiaque pendant un match de hockey au Québec. L'an dernier, un homme de 55 ans s'est effondré sur la glace de l'aréna Iamgol de Rouyn-Noranda. Le défibrillateur de l'aréna était introuvable au moment de l'incident.