France: Fillon et Copé revendiquent tous deux la victoire pour diriger l'UMP (PHOTOS)

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Les deux candidats à la présidence de l'UMP, Jean-François Copé et François Fillon.
Les deux candidats à la présidence de l'UMP, Jean-François Copé et François Fillon.

PARIS, 18 nov 2012 (AFP) - L'ex-Premier ministre François Fillon et son rival Jean-François Copé ont tous deux revendiqué dimanche soir la victoire dans l'élection militante à la présidence du premier parti d'opposition de France, sur fond d'accusation réciproque de fraudes.

François Fillon, 58 ans, a revendiqué devant la presse depuis son QG une avance de "224 voix" pour présider l'Union pour un mouvement populaire (UMP, droite) ces trois prochaines années et devenir de fait le chef de l'opposition au président socialiste François Hollande, après le retrait de l'ancien chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, battu à l'élection présidentielle de 2012.

"Je ne laisserai pas la victoire échapper aux militants", a averti l'ancien Premier ministre, affirmant qu'il attendait "avec sérénité la proclamation des résultats par la commission" interne chargée de superviser une élection tournant à la confusion.

Quelques minutes plus tôt, Jean-François Copé, 48 ans, actuel secrétaire général de l'UMP, avait revendiqué avec la même force sa propre victoire devant la presse depuis le siège du parti, avec "1.000 voix" d'avance sur son rival.

Juste avant ces deux discours, les proches de Jean-François Copé ont affirmé avoir constaté des "irrégularités" dans le scrutin à Nice (sud-est), cinquième ville de France, place forte de la droite et fief du directeur de campagne de François Fillon, et à Paris, où François Fillon est élu.

"Nous formulerons un certain nombre de contestations, bien supérieures à celles de Jean-François Copé", a rétorqué à Paris le député Bernard Debré, proche de François Fillon.

L'enjeu de ce scrutin interne est d'importance. Le vainqueur, qui sera président de l'UMP jusqu'en 2015, aura une longueur d'avance pour la présidentielle de 2017 même si l'échéance décisive sera la primaire de 2016 et si Nicolas Sarkozy pourrait vouloir troubler le jeu.

Plus de la moitié des quelque 300.000 adhérents de l'UMP ont participé à ce scrutin.

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