Place au cinéma! ... Avant que mon coeur bascule, Le prénom, Lincoln, Twilight partie 2, L'enfant d'en haut, Detropia.. Voici les résumés et critiques des nouveaux films dans les salles du Québec cette semaine.


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  • AVANT QUE MON COEUR BASCULE (4)

    <strong>Canada. 2012. 95 min.</strong> Drame de Sébastien Rose avec Clémence Dufresne-Deslières, Sophie Lorain, Sébastien Ricard, Étienne Laforge, Alexis Martin. Alors que Sarah s'apprête à détrousser un automobiliste qui l'a prise en stop, ce dernier succombe sous ses yeux à une crise cardiaque. Prise de panique, l'adolescente de seize ans s'enfuit retrouver son amoureux Louis ainsi que Ji-Guy, le petit escroc pour qui tous deux travaillent. Mais le remords la ramène bientôt sur le pas de la porte de Françoise, la conjointe du défunt. Prétextant avoir retrouvé par hasard le portefeuille de ce dernier, Sarah s'immisce dans la vie de cette fonctionnaire qui noie son chagrin dans l'alcool. Au fil des jours, une connivence se forge entre elles, tandis que l'adolescente, hantée par le fantôme de sa victime, poursuit avec lui une conversation imaginaire. Mais Ji-Guy, qui ne voit pas d'un bon oeil l'amitié de Sarah pour Françoise, lui interdit de la voir et met la pression afin qu'elle et Louis l'aident à rembourser un créancier impatient. Sur le thème de la culpabilité et de la quête familiale, Sébastien Rose (LE BANQUET) livre un objet de cinéma brut, courageux mais imparfait par la faute de quelques invraisemblances, soutenu néanmoins par la composition exceptionnelle de la jeune Clémence Dufresne-Deslières, ainsi que par la mise en scène à l'arraché, nerveuse et de proximité.

  • LE PRÉNOM (4)

    <strong>France. 2012. 109 min.</strong> Comédie de Alexandre De La Patellière,Matthieu Delaporte avec Patrick Bruel, Charles Berling, Valérie Benguigui, Guillaume De Tonquedec, Judith El Zein, Françoise Fabian. Ce soir, Elizabeth, enseignante dans un lycée parisien, reçoit à souper son frère Vincent, riche agent immobilier, et Claude, un ami d'enfance devenu tromboniste de concert. Profitant du retard d'Anna, son épouse enceinte, Vincent fait une blague de mauvais goût sur le prénom du bébé à naître, histoire de taquiner Pierre, son sentencieux beau-frère, professeur de littérature à la Sorbonne. À l'arrivée d'Anna, le malaise s'est installé et les esprits s'échauffent. La table est mise pour un cruel jeu de la vérité, duquel émanent de troublantes révélations. Moins dramatique que CARNAGE et plus substantielle que LE DÎNER DE CONS, cette adaptation d'une pièce de chambre des coréalisateurs constitue un boulevard intellectuel assez réjouissant. Mais pour l'essentiel, il s'agit de théâtre filmé, à l'exception de la dynamique et inventive présentation des protagonistes, par ailleurs défendus avec aplomb.

  • LINCOLN (3)

    <strong>États-Unis. 2012. 150 min.</strong> Drame historique de Steven Spielberg avec Daniel Day-Lewis, Tommy Lee Jones, Sally Field, Joseph Gordon-Levitt, David Strathairn, Jackie Earle Haley. Washington, 1864. La Guerre de Sécession s'éternise. Tous les yeux sont tournés vers le président américain Abraham Lincoln, qui vient d'être réélu pour un second mandat, afin qu'il accélère le processus de paix entre l'armée de l'Union et les très affaiblies troupes des Confédérés. Or, le président républicain s'objecte à tout compromis. Il veut faire adopter par la Chambre le 13e amendement à la Constitution qui, visant à abolir l'esclavage, mettra à genoux les États du Sud qui en ont fait le fondement de leur économie. Déjà divisée entre les républicains et démocrates, la chambre se fractionne encore plus sous la pression d'un Lincoln plus déterminé que jamais. Tandis que le vote attendu se prépare et que le représentant Thaddeus Stevens, farouche abolitionniste, milite ouvertement en faveur du 13e amendement, le couple Lincoln se déchire sur la question de leur fils Robert. Jusque là soustrait au service militaire, ce dernier veut joindre les rangs de l'armée. La plastique sobrement élégante est mise au service d'un récit fascinant dans lequel Steven Spielberg évoque, tel un rappel à l'ordre, les vertus fondatrices du parti républicain. L'interprétation un brin théâtrale est dominée par Daniel Day-Lewis, qui en impose dans le rôle-titre, et par celle tout aussi inspirée de Tommy Lee Jones en Thaddeus Stevens.

  • SAGA TWILIGHT: REVELATION - LA PARTIE 2 (Twilight Saga: Breaking Dawn - The Part 2)

    <strong>États-Unis. 2012. 115 min.</strong> Drame fantastique de Bill Condon avec Kristen Stewart, Robert Pattinson, Taylor Lautner, Billy Burke, Peter Facinelli, Elizabeth Reaser, Mackenzie Foy. Avec l'aide des membres de leurs familles et de leurs amis, Bella et Edward entreprennent de protéger leur bébé Renesmee, une fille mi-mortelle, mi-vampire considérée comme une abomination par les Volturi, les grands maîtres des buveurs de sang.

  • L'ENFANT D'EN HAUT (3)

    <strong>France. 2011. 97 min.</strong> Drame de Ursula Meier avec Kacey Mottet Klein, Léa Seydoux, Martin Compston, Gillian Anderson, Jean-François Stévenin. Simon, douze ans, vit dans un HLM avec sa soeur Louise, jeune femme irresponsable qui disparaît et réapparaît au gré de ses amours passagères. Pour pallier leur manque de ressources, le garçon fait le recel d'articles de sport qu'il vole aux riches touristes fréquentant la station de ski surplombant la ville industrielle où ils habitent. Livré à lui-même, Simon s'invente là-haut une vie de garçon bien né et parvient même à doubler la cadence avec la complicité d'un aide-cuisinier anglais. Mais leur commerce illicite prend fin abruptement lorsqu'il est découvert par le patron du restaurant de la station. Heureusement, après quelques revers, Louise se ressaisit et trouve un modeste boulot de femme de ménage. Mais Simon, qui recherche son affection, a déjà commencé à dévaler la mauvaise pente. Au moyen d'une mise en scène précise et d'un montage serré, la Suisse Ursula Meier (HOME) dépeint avec justesse et sensibilité une relation familiale torturée, à la lumière du grand fossé social qui sépare les possédants et les dépossédés. Face à un Kacey Mottet Klein tout en sensibilité, Léa Seydoux est parfaite dans un rôle ingrat.

  • DETROPIA (4)

    <strong>États-Unis. 2011. 90 min.</strong> Documentaire de Heidi Ewing,Rachel Grady. Detroit, jadis ville prospère aujourd'hui en déclin industriel et démographique, nous est racontée à travers les témoignages d'un propriétaire de bar, d'une blogueuse et d'un président de syndicat. Au milieu d'édifices en décrépitude, d'usines fermées et de terrains vagues, ces individus engagés et passionnés s'interrogent sur l'avenir de cette ancienne grande capitale de l'automobile. La décrépitude a son charme. Heidi Ewing et Rachel Grady (JESUS CAMP) le prouvent de manière éloquente avec ce tableau poétique d'une cité en ruines, dépeuplée, au bord de la faillite, ici magnifiée par la beauté envoûtante des images, ainsi que par le dynamisme de leurs personnages lucides, enjoués et éloquents.