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Syrie: au moins 18 soldats tués dans des combats près de la frontière turque (ONG)

14/11/2012 09:35 EST | Actualisé 14/01/2013 05:12 EST

Au moins 18 soldats syriens ont été tués mercredi dans de violents combats contre des rebelles près de la frontière turque, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Trois rebelles ont également péri dans ces affrontements qui ont fait de nombreux blessés dans les deux camps, a précisé l'ONG qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de médecins à travers le pays.

Les insurgés sont parvenus à prendre une position militaire, qu'ils assiégeaient depuis plusieurs jours, à proximité de Rass al-Aïn, un point de passage vers la Turquie tombé vendredi entre leurs mains, selon l'ONG, qui a ajouté que de nombreux militaires avaient fui la zone.

Une source militaire sur place a affirmé à l'AFP que les soldats étaient parvenus à briser le siège pour s'échapper, les rebelles prenant alors le contrôle de la base de Asfar Najjar. Mais des raids aériens ont ensuite détruit cette base, a ajouté la source.

De son côté, la télévision d'Etat a affirmé que les troupes avaient brisé le siège imposé par des "terroristes", terme par lequel les autorités désignent les rebelles, affirmant que l'armée avait tué plusieurs d'entre eux et détruit leurs véhicules surmontés de mitrailleuses.

Dans la matinée, l'aviation a mené des raids sur cette zone du nord-est kurde de la Syrie, où l'armée perd du terrain, les rebelles ayant progressé tandis que les combattants kurdes ont pris plusieurs villages dont les forces régulières se sont retirées.

Selon l'OSDH, un millier de soldats avaient été envoyés en renfort mardi dans le secteur.

Rass al-Aïn a été décrite par des militants sur place cités par l'ONG comme une ville fantôme, désertée par ses habitants dont des milliers ont fui en Turquie voisine.

Parmi les villes importantes de la province de Hassaka, où se trouve Rass al-Aïn, le régime ne contrôle désormais plus que Qamichli et Hassaka.

Et le long de la frontière turque, l'armée régulière ne tient plus que deux postes-frontière, celui de Qamichli, qui est fermé, et celui de Kesseb, près de Lattaquié sur la côte, selon l'OSDH.

sbh/feb

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