L'ancienne députée fédérale ontarienne Martha Hall Findlay brigue la course à la direction du Parti libéral du Canada (PLC). Elle en a fait l'annonce à Calgary au premier jour du lancement officiel de la campagne qui va durer cinq mois.

L'avocate et femme d'affaires de 53 ans est la seconde figure connue du grand public à faire le saut, après le député de Papineau, Justin Trudeau.

Elle a recruté Stephen Carter à titre de directeur de campagne, l'homme derrière les succès du maire de Calgary Naheed Nenshi et de la première ministre albertaine Alison Redford.

Mme Hall Findlay s'était déjà lancée à la conquête de la tête du parti en 2006. « En 2006, certaines personnes ont remis en question ma campagne, mais ont eu tôt fait de la qualifier d'audacieuse. Il n'a pas fallu beaucoup de temps pour que des gens viennent à moi sans arrêt pour me dire à quel point je les inspirais », a déclaré Mme Hall Findlay en conférence de presse.

« Il faut affronter [le chef de l'opposition] Thomas Mulcair exactement où il faut et où il est le plus vulnérable : l'économie. Il faut combattre [le premier ministre] Stephen Harper, l'affronter lui-même, et non simplement attendre et réagir sur la défensive aux prochaines séries de publicités négatives », a-t-elle poursuivi.

À la veille de cette annonce, M. Trudeau avait déclaré, à propos de cette candidature attendue : « Je vous avais dit qu'il y aurait un grand nombre de candidats très solides dans cette course qui allaient présenter des idées formidables. »

Outre le fils de l'ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau et Martha Hall Findlay, cinq autres aspirants sont en lice : Deborah Coyne, une avocate de Toronto, Alex Burton, un procureur de la Couronne de Vancouver, David Bertschi, un avocat d'Ottawa, David Merner, l'ancien président de l'aile du parti en Colombie-Britannique et Jonathan Mousley, économiste au ministère des Finances de l'Ontario.

Hall Findlay a été élue députée dans la circonscription fédérale de Toronto-Willowdale lors d'une élection partielle en 2008. Elle a été réélue aux élections générales de la même année, mais a perdu son siège en 2011.

Elle a été la première candidate à se lancer dans la course à la succession de l'ancien premier ministre Paul Martin en 2006, mais a été éliminée dès le premier tour et a appuyé le futur vainqueur, Stéphane Dion.

Ce dernier a démissionné dans la foulée de la défaite des libéraux aux élections de 2008. Michael Ignatieff lui a succédé à la tête du parti, mais a quitté son poste après le plus important revers électoral de la formation, qui a été reléguée au rang de troisième parti. Depuis, Bob Rae assure l'intérim.

Le prochain chef libéral sera élu à la mi-avril.