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Après Google, Amazon est dans le collimateur du fisc français

13/11/2012 10:24 EST | Actualisé 13/01/2013 05:12 EST

PARIS - Le gouvernement français réclame près de 200 millions d'euros à Amazon, a indiqué le géant américain de la vente en ligne, dans un communiqué publié fin octobre par la SEC, autorité américaine des marchés financiers, à l'occasion de la présentation de ses résultats. «Nous ne sommes pas d'accord avec l'évaluation présentée et nous avons l'intention de la contester vigoureusement», a fait savoir Amazon.

Le fisc français exige 252 millions $ US, selon Amazon. Le contentieux porte sur la déclaration à l'étranger de chiffre d'affaires réalisé en France sur les exercices 2005 et 2006. Le site groupe fondée par Jeff Bezos admet qu'il pourrait être l'objet d'une procédure identique sur les exercices suivants.

Amazon prévient que, après avoir avoir usé de toutes les voies de recours, il engagera des procédures judiciaires, si nécessaire.

Le groupe aux 48 milliards $ US de chiffre d'affaires est dans le collimateur de plusieurs autres services fiscaux. «Nous sommes soumis à fiscalité dans plusieurs États et pays étrangers dont la Chine, l'Allemagne, le Luxembourg et le Royaume-Uni», précise Amazon toujours dans son communiqué à la SEC, avant d'admettre qu'il «pourrait être l'objet de procédures par ces administrations fiscales pour les exercices clos depuis 2003».

En France, Amazon n'est pas le seul géant américain du web à être dans la ligne de mire de Bercy. Google ferait également l'objet de procédures. Le fisc lui aurait notifié un redressement fiscal de près d'un milliard d'euros, a assuré fin octobre le Canard Enchaîné. Un porte-parole de Google France avait alors juré ne pas en avoir «reçu notification».

Dans son rapport, le sénateur Philippe Marini avait récemment rapporté que le Conseil national du Numérique chiffrait les revenus générés en France par Google, iTunes (Apple), Amazon et Facebook «entre 2,5 et 3 milliards d'euros». Ces quatre acteurs de l'Internet acquittent en moyenne quatre millions d'euros par an au titre de l'impôt sur les sociétés alors qu'ils pourraient être redevables «d'environ 500 millions d'euros», avait-il assuré.

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