Le cycliste américain Lance Armstrong a démissionné du conseil d'administration de Livestrong, sa fondation contre le cancer dont il avait déjà abandonné la présidence, à la suite de ses démêlés avec les autorités anti-dopage, a annoncé la fondation lundi.

Le cycliste de 41 ans, déchu de ses 7 victoires au Tour de France après avoir été convaincu de dopage, a démissionné du conseil d'administration de Livestrong le 4 novembre, près de trois semaines après avoir abandonné son mandat de président, a précisé son remplaçant dans un communiqué.

Il a pris cette décision "pour épargner à l'organisation tout conséquence négative résultant de la controverse autour de sa carrière cycliste", écrit Jeff Garvey, président de la fondation.

Le cycliste, qui a fondé Livestrong il y a 15 ans, n'a pas coupé les liens avec la fondation, "mais sa visibilité sera réduite", précise la directrice de la communication Katherine McLane.

"Bien qu'il n'ait pas de mandat formel de direction, et que la fondation a pour objectif de porter la voix et les histoires de survivants (du cancer) des quatre coins du monde et non d'un seul homme, il reste le créateur de la fondation", a-t-elle expliqué dans un entretien téléphonique.

"Nous comptons sur lui pour rester actif dans la lutte contre le cancer, que ce soit dans la fondation ou sous toute autre forme", ajoute-t-elle.

Armstrong a été radié à vie du sport de compétition par l'Usada, l'agence anti-dopage américaine, qui a invalidé tous ses résultats depuis le 1er août 1998, dont ses sept succès au Tour de France (1999-2005). Une décision confirmée par la Fédération internationale de cyclisme (UCI).

La fondation, à laquelle la famille Armstrong a versé 7 millions de dollars au total, et qu'elle a aidé à lever quelques 500 millions de dollars de dons, revendique malgré tout l'héritage du cycliste.

"L'influence de Lance Armstrong a été déterminante pour changer la façon dont le monde regarde les personnes atteintes du cancer", affirme M. Garvey.