Course à la direction du PLC: le Britanno-Colombien David Merner se lance

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OTTAWA - La course à la chefferie du Parti libéral du Canada (PLC), qui doit être déclenchée dans quelques jours seulement, commence à regorger de candidatures, mais un droit d'entrée prononcé pourrait en décourager quelques-uns.

Ceux qui aspirent à devenir chef du Parti libéral doivent débourser 75 000$ en trois versements, le premier à remettre à l'inscription en tant que candidat et le dernier avant la mi-janvier.

Toutefois, comme les candidats doivent aussi verser au parti une dîme de 10 pour cent sur chaque dollar obtenu en dons, chacun doit trouver 82 500$ pour pouvoir même se présenter.

La course sera déclenchée mercredi.

Le même jour, l'ancienne députée torontoise Martha Hall Findlay, qui vient à peine de finir de payer sa dette de la course à la chefferie de 2006, devrait lancer son deuxième essai pour obtenir le poste.

Elle lancera sa campagne à Calgary, un territoire politiquement toxique pour les libéraux depuis plus de quatre décennies, symbole de son engagement à rebâtir le parti en mouvement national.

Cette fois, elle a recruté Stephen Carter, un stratège expert des campagnes de ceux que personne ne donne gagnant d'avance. Il a notamment orchestré la campagne à succès du maire de Calgary Naheed Nenshi et celle de la première ministre de l'Alberta Alison Redford, plus récemment.

Le lieutenant-colonel à la retraite Karen McCrimmon, qui s'est présentée sans succès pour les libéraux dans un comté de la région d'Ottawa en 2011, devrait se lancer dans la course plus tard mercredi.

Elle devrait être suivie de Joyce Murray, une députée de la région de Vancouver, et de l'avocat torontois George Takach.

Le député montréalais Marc Garneau, le premier astronaute canadien, pourrait également se présenter sous peu.

Ils se joindront au favori et député montréalais Justin Trudeau, qui s'est lancé dans la course il y a six semaines et jouit d'une longueur d'avance largement perçue comme insurmontable.

Des candidats moins connus se sont déclarés plus tôt, dont Deborah Coyne, une avocate torontoise et mère de la demi-soeur de Justin Trudeau; Alex Burton, un procureur de la couronne de Vancouver; David Bertschi, un avocat d'Ottawa; Jonathan Mousley, économiste au gouvernement de l'Ontario, et David Merner, ancien président de l'aile britanno-colombienne du PLC. Celui-ci a annoncé sa candidature plus tôt lundi.

Même si ceux-ci ont voyagé à travers le pays, envoyé des courriels, fait des discours et lancé des sites Internet, aucun d'entre eux ne peut devenir officiellement candidat avant de payer le droit d'entrée mercredi, qui est encore plus élevé qu'attendu.

Dans un courriel demandant des dons, M. Mousley a admis que «la levée de fonds sera un obstacle pour plusieurs candidats, moi compris».

Il existe également la possibilité que le parti impose un frais aux supporters avant de leur permettre de voter pour le prochain chef du parti.

La catégorie de supporter a été créée plus tôt cette année pour donner à tous ceux qui le désirent la possibilité de voter pour le prochain chef libéral, et non seulement aux membres du parti.

Faire payer aux supporters pour voter serait contraire au principe et ne sera vraisemblablement pas, selon des sources, approuvé par le conseil d'administration du parti.

Plusieurs candidats appuient par contre l'idée, dont l'équipe de l'ancien ministre de la justice Martin Cauchon.

Des sources ont indiqué qu'il était peu probable que M. Cauchon se présente sauf si un frais ou un autre mécanisme pour s'assurer que les supporters avaient un attachement réel au parti était mis en place.

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