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Bahreïn: des émissaires étrangers négocient, mais peu d'espoir pour l'opposition

11/11/2012 11:16 EST | Actualisé 11/01/2013 05:12 EST

MANAMA, Bahreïn - Des émissaires des États-Unis et d'autres pays agissent à titre d'intermédiaires auprès des autorités du Bahreïn dans le but de venir à bout de 21 mois d'agitation politique, a indiqué dimanche le chef d'un des principaux groupes d'opposition du royaume persique.

Toutefois, les groupes d'opposition ont peu d'espoir que les pourparlers parviennent à quelque chose, a déclaré Sheik Ali Salman, qui est à la tête du plus important regroupement politique shiite, Al Wefaq.

Ses déclarations soulignent que la crise politique à Bahreïn s'enfonce alors que des attentats à la bombe mortels et un déploiement supplémentaire de la garde nationale paramilitaire sont survenus au cours de la dernière semaine.

Dimanche, des affrontements ont eu lieu aux funérailles d'un adolescent tué vendredi. Des groupes d'opposition disent qu'il a été tué en fuyant une opération des forces de sécurité alors que les autorités allèguent qu'il est mort dans un accident de voiture.

Plus de 55 personnes sont décédées depuis le début de l'agitation politique à Bahreïn en février 2011, après un soulèvement de la majorité shiite contre la monarchie sunnite, inspiré par le Printemps arabe.

La situation a placé Washington dans une position difficile. Les États-Unis ne veulent pas endommager leur relation avec les dirigeants de Bahreïn, où est basée la 5e flotte de la marine américaine. Le pays est aussi une base pour que les États-Unis puissent contrer l'influence de l'Iran dans la région.

Mais les États-Unis sont de plus en plus mal à l'aise avec les mesures rigides prises par le régime contre l'opposition, dont une interdiction de manifester imposée le mois dernier.

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