Le parti politique municipal Vision Montréal souhaite que la police collabore avec la Ville, afin de récupérer une partie des fonds publics qui auraient été détournés par des entrepreneurs et des fonctionnaires malhonnêtes.

Le Service de police de la Ville de Montréal n'exclut pas une telle collaboration, mais prévient que l'opération pourrait être longue et complexe.

Cette demande émane de Réal Ménard, vice-président de la Commission de la sécurité publique, et maire de l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Il a déclaré qu'il aimerait que les élus soient plus clairs dans leur volonté de récupérer l'argent des contribuables qui aurait été perdu en raison de la corruption. Il croit aussi qu'il est important de se mettre en action avant de penser à taxer davantage les Montréalais.

« Asseoir ensemble le service de police, le service des finances et le service du contentieux pour voir qu'est-ce qui peut être fait. Mais il n'y a personne qui prétend que ça va être simple », a dit Réal Ménard.

Le directeur adjoint de SPVM, Pierre Brochet, n'a pas fermé la porte à un travail d'équipe pour récupérer les fonds. Toutefois, il précise que les démarches ne pourraient être entreprises qu'après des verdicts de culpabilité.

« Il faut qu'on fasse la preuve d'un crime, que la personne ait été déclarée coupable et, par la suite, il y a des procédures de saisie de bien qui peuvent être effectuées. Le corps de police qui procéderait à la saisie de biens serait le corps de police qui se charge de l'enquête », a déclaré Pierre Brochet.

M. Brochet a ajouté que ce genre d'enquête relève généralement de la Sûreté du Québec, et pas de la police municipale.

Avec un reportage de René Saint-Louis